B) La seconde catégorie

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B) La seconde catégorie :
 
C’est la série de textes qui décrit les états et les situations de Jésus et communs à tous les êtres humains tels que le manger, le boire, la vénération de Dieu, l’humilité et bien d’autres….
 
Les vérificateurs ont étudié sa biographie comme les Evangiles l’ont exposée. Ils l’ont commencée depuis l’annonce révélée à sa mère en passant par sa grossesse puis sa naissance dans une auge, emmailloté dans des langes, puis sa circoncision. Ensuite ils ont vu le petit garçon grandir et participer à l’instruction avec des élèves de son âge, ils ont détaillé son baptême par Jean le baptiste et enfin sa prétendue mort sur la Croix après avoir eu peur et après avoir imploré Dieu pour lui éviter un sort pareil. Ils ont constaté que Jésus n’a rien de différent par rapport aux autres humains. Il a été enfanté et a mûri, il a mangé et bu puis il est mort. Il n’est doté d’aucune particularité divine qui le différencie des autres hommes. Il a vu le jour par le canal du vagin d’une femme : Pendant qu’ils étaient à Bethléem, le jour de la naissance arriva (Luc 2/6) Il a tété ses seins : Jésus venait de parler ainsi, quand une femme s’adressa à lui du milieu de la foule : « Heureuse, la femme qui t’a porté en elle et qui t’a allaité.» (Luc 11/27) Marie qui a mis Jésus au monde, qui s’est occupée de sa propreté, de son allaitement et de son éducation savait-elle qu’il était Dieu ou bien ignorait-elle ce que les Chrétiens surent après cela[1]? Huit jours après sa naissance, il fut circoncis : Le huitième jour après la naissance, le moment vint pour circoncire l’enfant, on lui donna le nom de Jésus. (Luc 2/21) Celui qui l’a circoncis pensait-il qu’il pratiquait l’opération à un dieu? Qu’est-il advenu du prépuce qui a été enlevé? Le côté divin de ce prépuce s’est-il évaporé en se séparant du Dieu incarné? Ou bien a-t-il gardé cette singularité dans les cas de sa perte ou de son enterrement?
 
Jean-Baptiste l’a baptisé dans le fleuve du Jourdain : Alors, Jésus vint de la Galilée au Jourdain, il arriva auprès de Jean pour être baptisé par lui. (Matthieu 3/13) Le baptiste, ce faisant, savait-il qu’il baptisait Dieu, le baptême étant, comme le dit Matthieu, la purification du pécheur. Ils confessaient publiquement leurs péchés et Jean les baptisait dans le Jourdain…. Moi je vous baptise avec de l’eau en vue de la conversion …Alors, Jésus vint de la Galilée au Jourdain, il arriva auprès de Jean pour être baptisé par lui. (Matthieu 3-6/14) Dieu est-il coupable au point de rechercher l’absolution de ses infractions? Le Messie a connu tous les états et toutes les difficultés auxquels les hommes sont exposés. Mais Jésus dormait (Matthieu 8/24) Il éprouvait la fatigue Jésus était fatigué du voyage (Jean 4/6) Il avait besoin d’un âne et il envoya deux de ses élèves le chercher car : Le Seigneur en a besoin, mais il le renverra ici sans tarder(Marc 11/3)Il s’effrayait à cause de ce qu’il lui arrivait Il commença à ressentir de la frayeur et de l’angoisse. (Marc 14/33) et des fois, la tristesse et l’angoisse s’emparaient de lui : Il commença à ressentir de la tristesse et de l’angoisse (Matthieu 26/37) puis puisque les humains se sont habitués à pleurer quand ils prennent conscience de leur faiblesse et de leur abattement, Jésus pleura. (Jean 11/35)[2]
 
Le fils de Marie fit face aux complots ourdis contre lui par ses adversaires. Le diable, par exemple, tenta vainement de le séduire, il le fit monter sur une haute montagne, lui montra tous les royaumes des hommes. Le diable emmena Jésus plus haut, lui fit voir en un instant tous les royaumes de la terre et lui dit : « Je te donnerai toute cette puissance et la richesse de ces royaumes ; tout cela m’a été remis et je peux le donner à qui je veux. Si donc tu te mets à genoux devant moi, tout sera à toi.» Jésus lui répondit : « L’Ecriture déclare : Adore le Seigneur, ton Dieu et ne rends de culte à personne.» (Luc 4-6/8) Il fut giflé et insulté : A ces mots, un des gardes qui se trouvait là donna une gifle à Jésus. ((Jean 18/22) Il ne put se défendre si ce n’est que par la parole parce qu’il était ligotéIls s’emparèrent de Jésus et le ligotèrent (Jean8/12) Jésus une faim démesurée et Le lendemain matin, tandis qu’il revenait en ville, Jésus eut faim. (Matthieu 21/18) et il lui arrive, parfois, de sentir le besoin de boire : Il dit : « J’ai soif» (Jean 19/28)
 
Il a donc mangé et bu, il a désaltéré sa soif et a apaisésa faim.  Avez-vous quelque chose à manger?» Ils lui donnèrent un morceau de poisson grillé. Il le prit et le mangea devant eux. (Luc 24-42/43) Les aliments qu’il consommait et les boissons qu’il buvait aidaient à son développement et permettaient à son corps de s’affermir. L’enfant grandissait et se fortifiait (Luc 2/40) Cette croissance concernait et son corps et son esprit. Jésus progressait en sagesse et se rendait agréable à Dieu et aux hommes (Luc 2/52) La nourriture participait à sa maturation physique, l’instruction au Temple et la fréquentation des maîtres agissait sur son intelligence. Ils le découvrirent dans le temple : il était assis au milieu des maîtres de la Loi, les écoutait et leur posait des questions. (Luc 2/46) La consommation d’aliments implique une turpide vile qu’il ne sied pas de citer lorsqu’on parle de la déification et de sa magnificence : il s’agit des faits d’uriner et de rejeter les excréments, Dieu qu’IL soit Exalté et Sanctifié est indemne de ces actes propres aux hommes. IL l’a bien explicité aux esprits des gens sensés :﴾L’Oint, fils de Marie n’est qu’un envoyé que d’autres envoyés ont précédé. Sa mère était une femme véridique. Ils prenaient tous les deux de la nourriture.[3]﴿Tous ceux qui se nourrissent et boivent des boissons ont un besoin vital de dégager ce qu’ils ont absorbé et il ne convient pas d’attribuer des faiblesses humaines pareilles à Dieu, IL ne peut ressembler à aucune de Ses créatures dans leur vulnérabilité.
 
Les Evangiles parlent de la tristesse de Jésus la nuit de la crucifixion, il lui arrivait de répéter assez souvent, à ses disciples : «  Mon cœur est plein d’une tristesse mortelle.» (Marc 14/34) mais quand la mélancolie dépassait les limites, un ange du ciel venait pour le revitaliser (Voir Luc 22/43). Puis lorsqu’il fut placé sur la croix, selon les Evangiles, il eut peur et cria : « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné? (Marc 15/34) et toujours d’après les Evangiles, il succomba. Mais est-ce qu’un Dieu meurt? Mais Jésus poussa un grand cri et mourut. (Marc 15/37) Cependant avant d’attendre une réponse, certains nous rétorqueront froidement que c’est la nature humaine qui est morte et non pas la divine. Mais rappelons au cher lecteur que celui qui est décédé sur la croix est le Fils de Dieu et non le fils de l’homme, conformément à ce verset : Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne meure pas mais qu’il ait la vie éternelle. (Jean 3/16) L’évêque Tertullien, au troisième siècle, n’a pas trouvé de justificatif pour cette absurdité que de dire : « Le Fils de Dieu est, certes, mort et cela est illogique, la raison ne peut l’accepter. Il fut inhumé parmi les morts et c’est là une vérité certaine et pourtant impossible.[4]» En dépit de cette reconnaissance, Tertullien et les Chrétiens après lui restent attachés à cette contradiction.
 
Les Evangiles nous ont fait part de son humilité et de sa soumission à Dieu : Mon Père, si c’est possible, éloigne de moi cette coupe de douleur. Toutefois, non comme je veux, mais comme tu veux. (Matthieu 26/39): et Il s’en alla dans un endroit isolé et là il se mit à prier. (Marc 1/35) Luc nous a décrit sa façon de prier : Il se mit à genoux et pria. (Luc 22/41) Un certain soir, avant de tester ses disciples : En ce temps-là Jésus monta sur une colline pour prier et y passa toute la nuit à prier Dieu. Quand le jour parut, il appela ses disciples. (Luc 6/12) Pour qui le Dieu priait-il, seul et durant toute une nuit? Priait-il pour Lui-même ou pour le Père incarné en lui? Sa vénération dans cet état est-elle acceptable? Pourquoi délaisserons-nous l’adoration de Celui qui doit être Adoré pour adorer l’adorateur. Il se cachait pour prier et sa sueur coulait comme du sang qui vient de jaillir : Saisi d’angoisse, Jésus priait avec encore plus d’ardeur. Sa sueur devint comme des gouttes de sang qui tombaient à terre. Après avoir prié, il se leva et revint vers les disciples. (Luc 22/44)
 
Jean la bouche d’or a enregistré : « Qui ne sera pas impressionné à la vue de Dieu agenouillé et en train de prier?[5]» Dans son Evangile, Jean a souligné les marques de la déférence et de la demande d’aide exprimées par Jésus à l’égard de son Seigneur, lors de sa tentative de ressusciter Lazare : Jésus leva les yeux vers le ciel et dit : « Père, je te remercie de m’avoir écouté. Je sais que tu m’écoutes toujours, mais je le dis à cause de ces gens qui m’entourent afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. (Jean 11-41/42) L’humilité et l’adoration comptent parmi les signes de la piété, il est donc impensable de les attribuer à Dieu ou celui qui est uni avec Lui. Paul parle du triomphe du fils de Marie sur tout, la mort comprise, ensuite il décrit ses attitudes humbles devant Dieu : Lorsque toutes choses auront été soumises au Christ, alors lui-même, le Fils se soumettra à Dieu qui lui aura tout soumis ; ainsi Dieu régnera parfaitement sur tout. (Les Corinthiens (I) 15/28) Enfin, le trait qui atteste son humanité, c’est son affirmation catégorique qu’il entrera, lui et ses disciples, au Paradis que Dieu a promis aux croyants. Ses disciples mangeront et boiront avec lui pendant son dernier jour sur terre. « Il y a beaucoup de place dans la maison de mon Père… Et après être allé vous préparer une place… afin que vous soyez, vous aussi, là où je suis.» (Jean14-2/3) Il a également dit « Dès maintenant, je ne boirai plus de ce vin jusqu’au jour où je boirai avec vous le vin nouveau dans le royaume de mon Père.» (Matthieu 26/29) Il est clair que le royaume de mon Pèreveut dire le Paradis où il rencontrera de nouveau les disciples et où il boira en leur compagnie. Prendra-t-il une seconde fois la forme du corps humain? Quel sera alors l’intérêt de cette transfiguration dans l’Au-delà? Ou bien apparaîtra-t-il comme un être humain normal qui mangera au Paradis, comme tous ses semblables? En résumé, voici des paroles qu’il a prononcées à son sujet : « Je vous ai dit la vérité que j’ai apprise de mon père.» (8/40) S’il avait été un Dieu, il n’aurait pas dissimulé pour nous cette réalité par cette proclamation qui prouve qu’il est un homme. Mais quand les Chrétiens persistent à parler de sa déification, ils rejettent ses propres paroles et celles de ses disciples et annulent, de ce fait, tous les textes qui ne font aucune allusion à un Dieu qui s’est fait chair ni à une nature humaine qui s’est incarnée en Dieu.
 
Ainsi, les Chrétiens sont tombés dans la conviction que Paul a, longuement, incrustée en eux et qu’il a, ensuite, reniée. Il a mentionné : Les humains connaissent Dieu, mais ils ne l’honorent pas et ne le remercient pas comme il convient de le faire à son égard. Au contraire, leurs pensées sont devenues stupides et leur esprit insensé a été plongé dans l’obscurité. Ils se prétendent sages mais ils sont fous au lieu d’adorer la gloire du Dieu immortel, ils ont adoré des statues représentant des hommes mortels, des oiseaux, des quadrupèdes et des reptiles. (Les Romains (I)-21/25)
 
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[1]) Si nous pensons que Marie ne connaissait rien de la déification de son fils, le moine Sam‘âne Kalhoûne va plus loin et critique la mère du Messie et sa famille qui le «considéraient comme un aliéné». Il est impossible à  la Sainte Vierge d’avoir de telles opinions se rapportant  à son illustre fils. (Voir l’accord des deux missionnaires) de Sam‘âne Kalhoûne – Page 214.
 
[2]) Le commentaire le plus étonnant que j’ai lu au sujet des pleurs de Jésus émane du moine Ibrahîm Sa‘îd quand il a écrit : « Les pleurs de Jésus sont considérés comme une preuve de sa nature humaine et l’expression de sa nature divine… car ses yeux qui laissent couler leurs larmes sont semblables à des langues de feu.» (Exégèse de l’Evangile de Luc – Page : 479 – Note de l’auteur.
 
[3]) Portion du verset 75 de la sourate d’El-Mâ-idah
 
[4]) Jésus dans le Coran, la Torah et l’Evangile de Abdelkrim El-Khattîb – Page ; 343
 
[5]) L’opinion lucide sur la nature et la volonté de Jésus de Gharbal Abdelmassîh – Page : 58.

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