C) L’introduction de l’Evangile de Jean

Site Team

 

 

C) L’introduction de l’Evangile de Jean :
 
Jean, pour prouver la déification de Jésus, a ainsi débuté son Evangile : Au commencement était le Verbe  et le Verbe était tourné vers Dieu et le Verbe était Dieu. Il était au commencement tourné vers Dieu. Tout fut par lui et de ce qui fut, ne fut sans lui. (Jean 1-1/3) Mais les vérificateurs ont pris à son encontre des positions nombreuses et diverses. Citons–en quelques-unes :
 
Les chercheurs ont observé que ce texte a été plagié sur Philon d’Alexandrie (vers 13 avant J-C à 54 après J-C). Félicien Chalet a écrit à ce propos : « L’origine de l’idée du mot Verbe vient des philosophes Rawaqînîne et des philosophes Juifs. Elle est tirée de ces croyances et de ces hypothèses par Saint Justin et par l’auteur des premières lignes de l’Evangile attribué à Saint Jean.[1]»
 
Les mêmes hommes de science pensent que le terme Verbe avec sa composante philosophique est étrangerau milieu de Jésus, à la simplicité de son langage et au dialecte de ses élèves. Le livre des actes des apôtres n’a-t-il pas souligné que Jean, en particulier, était un homme inculte et sans culture : Ils constataient l’assurance de Pierre et de Jean et, se rendant compte qu’il s’agissait d’hommes sans instruction et de gens quelconques, ils en étaient étonnés. (Les actes des apôtres 4/13)
 
Dîdât a également remarqué qu’il y a détournement[2] dans la traduction anglaise, celle-ci a servi à la traduction de la Bible dans toutes les autres langues du monde. Pour bien comprendre les paroles de Jésus, dans toutes ses réalités, retournons à l’origine grecque. Dans la traduction grecque le vocable Dieu est employé dans le sens défini (τον θεον) quand il a dit :«Le Verbe  était chez Dieu.» Il est traduit en langue anglaise par (God)sa première lettre radicale est écrite en majuscule pour exprimer que la déité est véritable et ceci est le premier paragraphe.
 
Ensuite le texte grec continue et nous informe «Le Verbe était Dieu.» (και θεος ην ο λογος ), le mot Dieu est, ici, indéfini. Il devait être traduit en anglais (god) avec une lettre minuscule pour bien rendre que l’idée de la déité était allégorique. Il en va de même du passage de l’Exode : «Je t’établis comme dieu pour le pharaon.» (L’Exode 7/1)Ἰδοὺδέδωκάσε θεὸνΦαραω καὶ. Le terme dieu dans ce passage de l’Evangile de Jean est indéterminé; il n’est donc pas un nom propre désignant l’Omniprésent. Mais la surprise c’est que l’emploi de ce mot défini concernant la déité (ο θεος)dans la Bible, n’est point donnée à Jésus, maiselle est attribuée à Satan par Paul. Celui-ci l’a ainsi appelé : «Satan, dieu de ce monde, a aveuglé l’intelligence des non croyants» (Corinthiens II- 4/4). Les diverses traductions arabes et anglaises en ont fait un nom indéterminé (a god) alors qu’il est déterminé dans la version grecque (εν οις ο θεος του αιωνος). Ainsi donc l’emploi dans les traductions arabes et internationales du vocable dieu dans l’Evangile de Jean : «Le Verbe est Dieu» est une sorte de fourberie sataniqueet de falsification volontaire[3]
 
Certains traducteurs arabes et étrangers se sont aperçus de l’erreur et l’ont corrigée. Les différentes traductions universelles réalisées dans le Nouveau Monde dont la version arabe ont changé la dite expression par : « La parole était un dieu.» Une annexe particulière leur a été jointe pour faire palper la méprise qui s’y trouve. Nous pouvons lire : « La locution de Jean que le Verbe ou le Logos était (un dieu) ou (divin) ou (comme un dieu) ne se rapporte pas à Dieu qui était avec lui, elle exprime, seulement, une qualité particulière à l’un de ces deux termes mais elle ne précise pas qu’il s’agit de Dieu.»
 
Philippe Hertz a rédigé dans la revue ‘La littérature biblique’, tome 92/87 : « Je pense que la force de description du verset de Jean (1/1) ressort très clairement au point de ne pas pouvoir considérer le nom défini.»  De son côté, le père Matthieu le pauvre, dans son exégèse de l’Evangile de Jean a mentionné : « Le mot Dieu, dans le manuscrit grec, n’est pas précédé par un article déterminant…Et puisque le terme Dieu précédé par ce déterminant veut dire l’Etre Sublime, alors qu’il faut comprendre par sa phrase, dans la seconde proposition, ‘Le verbe était Dieu’ qu’il s’agit de la nature du Verbe, que ce Verbe est divin et qu’il n’est pas Dieu dans Son Etre. Il faut donc lire le vocable Dieu avec le déterminant, autrement il n’y aura plus de différence entre le Verbe et Dieu et donc entre le Père et le Fils. C’est là l’hérésie de Sabilius qui a déclaré que ce sont de simples mots alors que la foi chrétienne affirme que les trois hypostases sont différentes. Le Père n’est point le Fils et le Fils n’est point le Père. Chaque hypostase possède sa singularité divine. Ainsi donc Dieu n’est pas le Verbe et le Verbe n’est pas Dieu complet.[4] »
 
Nous sommes en accord complet avec le père Matthieu le pauvre dans ce qu’il a laissé à la postérité concernant la détermination du mot en question mais nous refusons son appréciation qu’ « ici, nous rencontrons une faille très claire de la langue arabe, à savoir que le mot Dieu est toujours défini.» Son affirmation peut donner l’illusion au lecteur l’obligation d’employer le mot Dieu toujours défini dans des sens qui ne lui sont pas propres à cause de la déficience de la langue arabe. Cette remarque n’est pas vraie, il l’a faite par entorse. La bonne preuve c’est que ce mot, dans toutes les traductions universelles à la tête desquelles nous trouvons la traduction anglaise qui refuse l’emploi du mot a god indéterminé et insiste sur sa détermination GOD.
 
Si les vérificateurs ont détourné leurs regards sur tout cela, c’est qu’il existe dans la Bible plusieurs passages montés de toutes pièces qui empêchent les Chrétiens de parler de la déification du Christ.
 
 
---------------------------------------------------------
 
[1]) Voir :
 
a) Concis d’histoire des religions de Félicien Chaley – page : 247
 
b) Dictionnaire de la Bible – page 903
 
 
[3]) Voir :
 
a) Deux débats à Stockholm de Ahmed Dîdât- Page : 135/137/
 
b) Jésus en Islam Ahmed Dîdât – Page 84/87.
 
[4]) Exégèse de l’Evangile de Jean - de Matthieu le pauvre –T : 1- P : 35.

Related Articles with C) L’introduction de l’Evangile de Jean

  • Deuxièmement

    Site Team

      Deuxièmement :   Quel est le but visé par l’emploi du mot Parole :

    05/02/2011 1066
  • Quatrièmement

    Site Team

      Quatrièmement : Son expression ‘Le Verbe était chez Dieu’

    05/02/2011 1162
  • JEAN-BAPTISTE (YAHIA)

    Site Team

      JEAN-BAPTISTE (YAHIA) Jean-Baptiste, (Yahia) fils de Zacharie, (Zakarya) a été

    12/10/2011 721