C) Le repas du seigneur

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C) Le repas du seigneur :
 
Toutes les tendances Chrétiennes croient au mystère du dernier repas du seigneur et lui donnent des noms divers. Ils l’appellent (El-Afkhâristyah) c’est-à-dire le remerciement, la liturgie qui signifie le service. Mais ces églises divergent sur son efficacité. Elles se fondent, concernant cette conviction, sur le dit repas qui a réuni Jésus et ses apôtres, juste avant la crucifixion. Il leur a dit, en leur donnant du pain : « Prenez ce pain, c’est mon corps.» (Marc 14/22), puis il leur donna du vin et leur articula : « Ce vin est mon sang. » (Marc 14/23). Jean relate que le Christ a dit à ses élèves tout au début du repas : « Le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. Je suis le pain vivant qui descend du ciel… Le pain que je donne c’est ma chair… Oui je vous le déclare, c’est la vérité, si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie en vous. » (Jean 6-50/54). Ils ont prétendu que le Messie ordonna à tous de prendre un deuxième repas pendant lequel il les informa : « Ceci est mon corps qui est donné pour vous. Faites ceci en mémoire de moi. (Luc 22/19)
 
Il est de bon escient de souligner ici que Jean, dans son Evangile, n’a pas cité le second repas, en dépit de son importance et que le passage 6-50/54 n’aucun rapport avec la dernière cène. Ce morceau-ci est un prêche ancien de Jésus. L’ordre du renouvellement du repas chez Luc Faites ceci en mémoire de moiest inauthentique. La Bible dans sa version de la compagnie de Jésus et celle de la R.S.V. l’ont supprimé, toutes les deux, et l’ont considéré comme ne faisant pas partie du Livre Sacré. L’exégète George Kird, mort en 236, dans son exégèse de l’Evangile de Luc a écrit : « Le récit du dernier repas du seigneur, chez Luc, est un véritable cauchemar. Il a soulevé des questions dans de nombreux passages du Nouveau Testament et a causé l’explosion de plusieurs théories contradictoires. Les deux versets de Luc, semble-t-il, sont pris de Marc 14/24 et des Corinthiens I 11-24/25, puis un scribe a pensé que cette histoire était fausse, enfin un autre scribe, bien plus tard, pensant le contraire l’a recopiée de Marc 14/24 et des Corinthiens I 11-24/25.[1]»
 
Les différentes Eglises ne s’entendent pas unanimementsur l’effet de ce repas, les anglicans rejettent la transformation du corps de Jésus et de son sang en pain et en vin. Zwinglé, le considère comme un simple rappel de la mort du Messie. Le réformateur Calvin pense que la présence de Jésus dans le pain et le vin est spirituelle. Les Luthériens prétendent que le seigneur assiste, en secret, à ce repas et leur chef Luther a dit que cette présence était réelle. Son attitude est assez proche de celle des Catholiques. L’ensemble des églises catholiques et orthodoxes croient à cette mutation. Le croyant participe à la consommation, ou plus exactement, mange et boit, d’une façon effective et réelle, dans le corps du Messie, le pain et le vin[2].
 
Parmi les premiers pères a avoir implanté cette notion dans l’esprit des gens, Basilius au milieu du septième siècle dans son livre {Le corps du seigneur et son sang} En 1215, le concile de Latran, présidé par le pape Innocent III[3] l’a acceptée et confirmée. Lors du seizième siècle, à l’occasion du grand schisme chrétien en Occident, les Orthodoxes, l’ont à leur tour, adoptée. Les vérificateurs protestants spéculent que ce concept est contraire à la logique et à la perception et conjecturent qu’il a été créé car les premiers pères de l’Eglise ne le connaissaient pas[4]. D’autres vérificateurs ont trouvé l’origine de cette idée étrange : elle est également païenne. Beaucoup de peuplades polythéistes l’ont conçue et pratiquée, les Perses étaient persuadés que Mitras bénissaient le pain et le vin au cours du souper. Les adorateurs de Junon et d’Atîs se retrouvaient lors de la fête de l’amour, le samedi soir et les Chrétiens, par la suite, les imitèrent. Le souper, chez les uns et les autres, se terminait par une lecture de quelques paragraphes de leurs textes sacrés et se clôturait par un baiser entre hommes et femmes. Tertullien a réfuté cette mauvaise action et la considéra comme conduisant directement à la perversité sexuelle[5]. Nous concluons avec Félicien Chalet qui a déclaré : « Ce genre de fraternité n’est qu’une image de l’association totémique qui réunit les gens à la chair de la personne sacrée et à son sang. Elles prenaient fin avec le pain chez Aïnous, avec le vin chez les adorateurs de Dionysius et avec le pain, le vin et l’eau chez les Mithridate.[6]»
 
 
 
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[1]) Jésus dans les sources des convictions chrétiennes de Ahmed Abdelwahâb – Page : 136.
 
[2]) Histoire de la pensée chrétienne  du Dr et moine Jean Jerjus El-Koudarî – Tome : 1- Page 326.
 
[3]) Il fut élu pape de 401 à 417. (N.T)
 
[4]) La science théologique régulière de Jeams Anîs – Pages : 619/620.
 
[5]) Voir :
 
a) La manifestation de la vérité de Rahmatoullah El-Hindî – Tome : 1- Pages : 240.
 
b) Jésus – qu’il soit béni- entre les réalités et les illusions de Md Wasfî – Pages : 126/134.
 
c) Le Christianisme sans le Christ de Kâmil Sa‘fâne- Page : 83.
 
d) Qu’est-ce que le Christianisme? D’El‘outhmânî – Page : 168.
 
f) Le Christianisme de Ahmed Chalabî – Pages : 148/149.
 
g) Jésus dades convictions chrétiennes de Ahmed Abdelwahâb – Page 
 
[6]) Concis d’histoire des religions de Félicien Chalet – Page : 264.

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