L'EAU ET LA VIE

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L'EAU ET LA VIE

 Cet article aurait bien pu s’intituler « l'eau c'est la vie »,  tant les deux éléments sont indissociables. Dire que l'eau est  indispensable à la vie ne saurait suffire en soi, car le soleil est aussi nécessaire à la vie, tout comme l'air ou la minuscule membrane qui entoure les cellules et évite la dispersion du cytoplasme, de même que l'attraction qui  maintient les pieds sur terre. En fait, nul ne pourrait jamais recenser  les facteurs qui concourent à la perpétuation de la vie sur terre.  Ainsi,  le Coran affirme : « Si vous vouliez dénombrer les bienfaits de Dieu, vous ne le pourriez pas le faire. » (Coran 16.18). De fait, les phénomènes  qui participent à l'apparition et au maintien de la vie, sont indénombrables.

Les quelques facteurs déterminants pour la préservation de la vie, qui ont été mis en relief,  sont destinés à démontrer l'importance  unique de l’eau. Car le soleil brille bien sur Vénus, beaucoup plus que sur terre, pourtant la vie y est absente. L'attraction exerce aussi une influence similaire dans les deux cas et une cellule posée à la surface de Neptune n'aura aucune chance de se multiplier, ni simplement de survivre, malgré la protection de sa membrane pelliculaire. La différence  fondamentale tient à la présence, ou à l'absence de cet élément irremplaçable qui est l'eau. Dans le cas de Vénus, le relief est aride, l'eau inexistante et la température au niveau du sol oscille entre 450 et 475 degrés centigrades. La planète est donc déshydratée et l’absence d’eau empêche toute forme de vie d’apparaître.

Le manque total d'eau constitue une frontière absolue  entre la vie et la mort, la matière minérale et la matière organique.  Les constituants primitifs de la matière organique qui sent apparus sur terre seraient restés inertes, sans échange et sans réaction, en l’absence de l'élément liquide. La terre,  est la seule planète du système solaire à abriter la vie  à un niveau supérieur, et ce, en raison de  l'eau qui abonde au point de recouvrir 71 pour cent de sa surface, à travers les océans, les mers, les lacs, les fleuves et rivières, tandis que les glaciers, les calottes polaires et les neiges éternelles occupent environ 4 pour cent de l’ensemble.

Qu'elle soit douce, saumâtre ou salée, l'eau offre un terrain de choix pour l'éclosion et la multiplication de la vie. Cette particularité, a fait que la terre, est tantôt appelée la planète bleue ou la planète eau, et souvent, la planète vivante. La mythologie avait déjà accordé un rôle considérable à l'élément liquide. Homère dans l'Iliade pensait que l'eau était à la fois le père et la mère des dieux et Thalès de Milet réduisait le monde à un disque qui flottait sur l'eau dont il était issu.

L'eau était aussi soumise à des divinités locales. En Grèce, c'est Poséidon qui était vénéré comme le dieu des mers et de l'élément liquide. Il commandait aux flots, suscitait ou apaisait les tempêtes et les orages et faisait jaillir les sources. Son palais était situé au fond de la mer et il en sortait sur son char, attelé de deux chevaux à la crinière d'or. Sa femme nommée Amphitrite lui donna un fils Triton, autre dieu marin à corps humain se terminant par une queue de poisson. Les Romains avaient aussi adopté un dieu marin, Neptune, qui commandait aux flots et qui a été identifié avec Poséidon.

L'Egypte ancienne a vu Osiris commencer son règne comme dieu des forces végétales, puis au fur et à mesure que sa personnalité s'épanouissait, son culte s'étendait. Il y ajouta le grain puis le Nil dont les crues étaient bénéfiques pour l'agriculture, accapara ensuite la lune et soumit le soleil à son autorité. II avait été tué par son frère Seth, dieu du désordre et de la violence, qui jeta son corps dans le fleuve, mais, Osiris fut ressuscité par Anubis, dieu de l'embaumement à tète de chacal.

La mythologie germanique rendait hommage à Thor, Dieu de l'atmosphère du tonnerre et de la pluie. Son char, tiré par deux boucs avançait avec fracas pour signifier l'orage et le tonnerre. Parmi les divinités marines, Njörd protégeait les navigateurs, alors que dans les milieux des géants, Aegir était le maître de la mer et Mimir, celui des fontaines, des lacs et des cours d'eau. Ces quelques témoignages puisés dans une collection extravagante et diversifiée, permettent de mesurer la place de l'eau dans la mythologie et les croyances primitives.

Dans les religions monothéistes, les apostolats de Noé et de Moïse furent profondément marqués par l'élément liquide, bien qu'aucun culte n'ait été rendu à ce qui reste en définitive, simplement de la matière inerte. Noé eut à affronter le Déluge, où « les eaux du ciel se mêlèrent aux eaux de la terre », selon la Bible.  L'histoire de Moïse est jalonnée de rencontres avec l'eau qui influeront sur les événements ultérieurs. A sa naissance déjà, il a été confié au Nil pour échapper aux soldats de Pharaon qui tuaient tous les nouveau-nés. Plus tard, la mer submergea l'armée du souverain égyptien, lancée à sa poursuite. Enfin, lorsque les israélites, assoiffés par leur errance, eurent recours à ses prodiges, il frappa un rocher avec son bâton, et aussitôt, douze sources surgirent pour les besoins de sa communauté.

En Inde, les pratiques religieuses ont recours à l’eau lors des cérémonies rituelles comme moyen de purification. Vârânasî ou Bénarès, une des sept villes sacrées, est le siège d'un important mouvement de pèlerinage au cours duquel les Hindous viennent se purifier en s'immergeant complètement dans les eaux du Gange sacré. A Bénarès, sont construits des ghâts, escaliers des berges, sur lesquels les cadavres sont brûlés avant que leurs cendres ne soient éparpillées  dans le fleuve. Parfois, les corps ne sont pas incinérés mais enveloppés dans un morceau d'étoffe et jetés simplement dans le fleuve, où ils coulent au fond.

A l'origine, le Gange venait du ciel pour purifier la terre des cendres humaines. Afin de l'empêcher d'inonder le monde, le dieu Civa le fit passer entre sa chevelure où il se divisa en sept torrents qui se jettent dans la mer. L'eau est aussi utilisée par les religions monothéistes pour son pouvoir purificateur. Les israélites l’emploient dans le bain rituel des nouveaux convertis au Judaïsme. Alors que les Chrétiens, la destinent à acquérir la grâce sanctifiante et à laver le péché originel commis par Adam et Eve, qui pèserait sur l'humanité, notion que rejette l’Islam où chacun est responsable de ses actes.

La religion musulmane n'est pas en reste. Plusieurs fois par jour, et cela est un cas unique dans les autres croyances, les Musulmans sont tenus de procéder à des ablutions avant de se présenter devant le  Seigneur, en état de pureté corporelle, l'esprit emplit d'humilité. Toutefois, l'importance de l'eau ne se mesure pas seulement à son usage sacré. Son impact dans l'apparition et le développement du règne du vivant est à ce point fondamental,  que le Coran  lui consacre de très nombreux versets.

Certains auteurs ont essayé de justifier la profusion des citations  coraniques relatives à l’eau en arguant que le Prophète Mohammed prêchait dans la péninsule arabique qui est une contrée en partie désertique. Les habitants de la région étaient naturellement sensibles aux problèmes de l'eau qui constituait une denrée d'autant plus précieuse qu'elle était rare. Qu'y a­-t-il d'étonnant dès lors que le sujet occupe une place aussi considérable dans la nouvelle religion ? A travers leurs exposés, les orientalistes se sont ingéniés à imaginer un processus selon lequel, le Prophète proposerait une forme de marché aux hommes qu'il désirait gagner à sa cause : Ou bien ils avaient à se convertir et pouvaient espérer une pluie bienfaisante en signe de leur soumission, avec en plus, la promesse d'un séjour éternel au Paradis, ou bien ils rejetteraient la nouvelle religion et n'auraient droit qu'à une chaleur torride, un soleil de plomb et en supplément la garantie de demeurer en enfer éternellement. Un tel choix n’avait rien de cornélien ; aussi, les  Arabes se rallièrent massivement à l’option du bonheur terrestre, doublé de l’espoir d’accéder au Paradis, au détriment d’une sécheresse brûlante, avec en prime l’enfer éternel.  Un choix plutôt judicieux. A tout le moins.

L'apparente naïveté de telles spéculations vise un objectif bien précis,  qui est celui de réduire les relations  entre  le Prophète et les gens à des considérations purement matérielles. Les orientalistes se sont éreintés à dénaturer le Livre Sacré, et à vider la spiritualité de son contenu. Les premiers Musulmans ont bien constaté que leur conversion n'a pas entraîné une goutte de pluie supplémentaire, ce qui aurait dû, logiquement, les amener à apostasier leur nouvelle religion. Or, rien de tel ne s'est passé. La puissance de l'Islam s'est amplifiée à la façon d'un fleuve majestueux, gonflant ses eaux et emportant les obstacles sur son chemin. Loin de faiblir ou de tarir, le mouvement de conversion s'est au contraire inversé et amplifié. Car si auparavant le Prophète sollicitait leur adhésion dans la peine, depuis, ce sont les hommes qui viennent spontanément  à l'Islam ! Sans aucune goutte de pluie supplémentaire ! En fin de compte, l'importance du sujet reconnue par le Coran reflète la place unique de l'eau dans la création et, à travers elle, sa forme la plus élaborée, qui est la vie.

 Les méthodes de datation basées sur l’étude de sources radioactives naturelles,  qui sont bien étayées,  donnent à la terre un âge d’environ, 4,5 milliards d’années. Même s’il n’est pas exclu  que des variations peuvent être apportées, dans un sens ou dans un autre, les techniques utilisées restent impartiales et performantes.  L'attitude la plus néfaste serait de dénier toute validité à ce type d'estimation, sous prétexte qu'il s'agit de mystères inaccessibles pour le genre humain. C'est le propre des mentalités obtuses qui enracinent le plus sûrement les Musulmans dans les profondeurs des ténèbres, à la grande satisfaction de leurs adversaires. Ceci étant, les savants pensent, mais cela reste plus des hypothèses que des certitudes, que l'agencement de la matière organique a dû commencer à s'édifier assez tôt, à l'ère du Précambrien, il y a quatre milliards d'années. La terre venait d'entrer dans une phase de relative stabilité et la matière organique aurait été synthétisée durant les premiers âges, en s'accumulant dans les mers pour former, ce qu'ils appellent « la soupe primitive ».  Quant aux mers primaires, elles se sont formées, d’abord grâce au bombardement météorique intense du début, provoqué par les comètes, les météores, les roches et autres matériaux d’origine cosmique, mais elles sont dues également au volcanisme  primaire intense  qui régnait  et qui rejetait de grandes quantités d’eau.

Chargée des particules organiques et soumise à un rayonnement intense, la mer serait devenue un bouillon de culture, ou les réactions chimiques qui se produisaient auraient donné naissance, aux premières formes de vie, sous l'aspect d'organismes cellulaires, qui évoluèrent plus tard dans l'échelle de la complexité. Ces organismes vivants étaient vraisemblablement des entités monocellulaires, ressemblant aux bactéries de fermentation du type Clostridium et auraient été des collecteurs de matière organique, produite par les décharges électriques et les radiations ultraviolettes. Par la suite, la photosynthèse permit aux organismes vivants de capturer l'énergie solaire pour synthétiser des molécules organiques, ce qui accrût considérablement les potentialités biologiques du globe. La photosynthèse s'est déroulée d'abord dans l'eau.

 Il y a environ trois milliards d'années, sont apparues les bactéries photosynthétiques ; elles furent  suivies des algues unicellulaires, puis des algues microscopiques. Le processus qui a mené de la création des premières bactéries à l'apparition des algues eucaryotes dont les cellules comprennent une membrane nucléaire avec un cytoplasme et un noyau, aurait duré de un à deux milliards d'années. (« L’Evolution chimique et l’origine de la vie ». Par Richard Dickson)

Toute cette évolution s'est déroulée dans les mers primitives. Les cellules portent d'ailleurs les traces de leur origine aquatique en continuant à renfermer environ soixante dix pour cent de leur poids en eau. Les protéines qui entrent dans la composition de tous les êtres vivants représentent vingt pour cent, alors que le reste est formé par les acides nucléiques, les lipides, les hydrates de carbone et d'autres constituants à l'état de traces. L'importance fondamentale de l'eau dans la composition de la cellule, doit être mise en exergue.

Car la cellule est l'élément constitutif de tout être vivant, c’est l'unité de la vie. Or, la cellule est formée d'eau et les êtres sont constitués de cellules. Toutes les réactions chimiques de la biologie ont lieu dans des solutions aqueuses; l'eau étant un solvant, un réactant ou un produit de réaction en chimie organique. Il n'existe aucune forme de vie sur terre ou dans le reste de l’univers qui ne renferme pas la plus grande partie de son poids en eau.

Pour une fois, les savants sont unanimes à déclarer que la vie est issue de l'eau. L'identité de vue de la communauté scientifique est telle, qu'elle mérite d'être relevée. Mais, ce qui paraît être une grande nouveauté par rapport à la théorie des quatre éléments, en vigueur chez les Grecs, ne l'est certainement pas pour le Coran, qui a été la première source au monde à reconnaître que l'origine « primordiale » de la vie, est issue de l'eau. La formulation du Texte Sacré, implique que les constituants internes de la matière vivante, ont été créés à partir de cet élément. C'est une vérité qui ne souffre d'aucune exception. Elle a été dévoilée par le Créateur qui a produit le merveilleux agencement de la vie; les spécialistes l'adoptèrent ensuite. Le Coran dit : (C’est Dieu qui parle) : « Nous avons créé à partir de l'eau, toute forme de vie. (Les incrédules) Se décideront-ils à croire ? » (Coran 21.30).

L'expression «  toute forme de vie » possède un sens plus large que les anciennes croyances qui attribuaient à l'eau, le pouvoir d'engendrer sélectivement certaines espèces animales. Elle implique que les constituants originels de la vie proviennent de ce milieu. Et à plus forte raison, les formes plus complexes et plus élaborées. Par ailleurs, là où quelques pionniers y voyaient une application strictement adaptée au règne animal et à la planète Terre,  le Coran généralise cette définition en l’étendant à l’ensemble du règne du vivant et à tout l’univers.  Elle est du reste la seule théorie que l'esprit peut concevoir logiquement et qui répond à son attente. Les recherches menées à l'aide des moyens les plus importants ont permis de démontrer qu'aucune forme de vie qu'elle soit végétale ou animale, microscopique à l’état unicellulaire ou au contraire composée de milliards de milliards de cellules, n'échappe à la règle.

Si toutes lesformes de vie sont originaires de l'eau, la trace de cet élément originel devrait pouvoir être détectée, ce qui est effectivement le cas. La teneur en eau desanimaux, s'établit autour de 67 pour cent, elle est de 76 pour cent pour les poissons et les mollusques, mais peut monter jusqu'à 95,41 pour cent pour les coquillages et les méduses,  soit à peu près composition de l'eau de mer. Dans le règne végétal,  les fruits et les légumes  comportent entre 78 pour cent d’eau pour les pommes de terre, jusqu’à 85 à 91 pour cent pour le piment, la carotte et autres, et entre 80 et 90 pour cent pour les fruits, comme le citron, l’orange ou la pomme et le raisin.  L'homme lui-même en contient de 58 à 66 pour cent, mais un fœtus de trois mois accuse 94 pour cent, et un embryon de trois jours, 97 pour cent…plus que l’eau de mer ! Ainsi, toute la matière vivante baigne dans l'eau, dont elle est issue de par sa création. Une vérité qui abonde dans le sens du Coran et ne laisse place à aucun doute. L'eau est le principal constituant de la vie en raison de ses qualités intrinsèques. C'est un dissolvant général qui transporte les molécules et les ions et contribue à dissoudre les matériaux indispensables aux tissus vivants pour y être assimilés. L'eau agît également grâce à ses propriétés physico-chimiques, à sa chaleur spécifique élevée et à sa conductivité à la chaleur, comme un stabilisateur et un régulateur de la température du corps. C’est aussi un agent de sécrétion et d'excrétion des liquides corporels, salive, larme, sueur, urine…, entraînant les déchets inutiles ou toxiques. L’eau est si fondamentale à la vie  sous toutes ses formes, qu'une baisse de 20 pour cent, suffirait à provoquer la mort d'un tissu végétal ou animal.

Le Coran fait référence à des événements plus récents, visant des animaux plus évolués, lorsqu'il affirme : « Dieu a créé tous les animaux à partir de l'eau. Il en est parmi eux qui rampent sur le ventre, certains marchent sur deux pattes et d'autres sur quatre... ». (Coran 24.45)Reste l'être humain ; il n'échappe pas à la règle. L'expression « Toute forme de vie »,  s'applique à lui aussi, pleinement. Sa propre teneur en eau ne le prédispose pas à enfreindre cette réalité. Le Livre Sacré est formel « C'est Lui (Dieu) qui de l'eau a créé l'homme et établi les liens de parenté et d'alliance. » (Coran 25.54). Même si l'homme a été créé de terre ou d'argile (figurant les éléments constitutifs du corps), c'est toujours l'eau qui reste la base de l'agencement de la matière.

Dans la chronologie du temps, l'être humain est la dernière créature apparue sur terre. Cela est confirmé par le Coran :« Ne s'est-il pas écoulélongtemps avant que l'homme ne soit quelque chose de mentionné ? » (Coran 76.1). Le temps écoulé, est la période antérieure, consacrée à l'aménagement de la planète et à son peuplement en espèces végétales et animales.  Le monde avec tout ce qu'il comporte a été créé pour les besoins de l'homme afin qu'il en use à discrétion et qu'il rende grâce au Créateur de l’univers de Ses excellentes dispositions à son égard. La création de l'être humain est par conséquent toute récente, comparée à la très longue histoire de la Terre. Elle a été précédée par toute une cascade d'événements majeurs qui se sont déroulés alors qu'il n'existait pas encore. S’il faut noter la parfaite concordance du Coran et de la  science, cela ne saurait être à l’avantage du Livre Sacré,  comme certains le pensent, mais bien de la recherche scientifique qui est enfin parvenue à voir une réalité qui a été longtemps ignorée. C'est tout cet ensemble de preuves qui s'ordonnent pour révéler la véritable valeur du Coran, inestimable et irrécusable.

 

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