LA MORPHOLOGIE DES MONTAGNES

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LA MORPHOLOGIE DESMONTAGNES

 

 

 

Les montagnes sont assimilées par le Coran à des reliefs enracinés dans le sol. Cette version revient à plusieurs reprises, sous des formulations différentes. Le Coran dit  : « Ne considèrent-ils pas ... comment les montagnes ont été dressées ? » (Coran 88.19). Le terme employé ici est « noucibat » qui dérive de l’action du verbe  « dresser, élever, ficher, fixer en terre, planter, etc. »  Les montagnes comportent une partie souterraine, à l'instar des racines ancrées dans la terre, alors que la partie aérienne dresse son relief altier.

Un autre passage confirme cette réalité : « Il (le Créateur) a ancré solidement les montagnes (dans le sol). »  (Coran 79.32). Le mot utilisé est « arsaha », dérivant de « arsa », qui veut dire « ancrer, fixer solidement (dans le sol) » Les nombreux orientalistes et traducteurs ne se sont pas trompés en faisant l'unanimité autour de cette définition. Voici quelques exemples de ce consensus. Sadok Mazigh : « II (Dieu) planta solidement son relief.  D. Masson : « Il (le Créateur) a solidement établi les montagnes. » Kasirnirski : « Il a amarré les montagnes. » Blachère utilise le verbe « dresser ». Ce qui n'est pas une contradiction dans la mesure où ce terme implique l’action de « planter et d'élever » qui lui est reconnu d'ailleurs par la sémantique. Savary en parlant d'affermissement des montagnes, reste dans le vague,  sans pour autant déroger à l’idée générale qui se dégage chez tout le monde.

L'article consacré à « l'écorce terrestre » démontre que le Livre Sacré, avant tout autre ouvrage, avait prédit l'existence de cette écorce. Par exemple : « N'avons-Nous pas disposé la terre comme une couche et les montagnes comme des pieux (enfoncés par terre) ? » (Coran 78. 6-7). La couche n'est autre que l'écorce terrestre dans laquelle les montagnes prennent leurs assises. Leur enracinement dans le sol est décrit à plusieurs reprises dans le Coran, alors que personne à l'époque ne pouvait disposer de moyens d'investigation pour connaître ce phénomène, qui existe effectivement. Car, jamais une telle idée ne pouvait effleurer l’esprit des gens de l’époque.

C’est seulement au vingtième siècle que les géologues ont été en mesure de confirmer, à l'aide d'appareils utilisant la propagation des ondes sismiques provoquées artificiellement, que les montagnes étaient  effectivement ancrées dans le sol par leurs racines. L'écorce s'épaissit systématiquement  à leur point d’ancrage au point où la profondeur des racines est souvent dix fois plus importante que la hauteur des cimes, donnant à ce phénomène l'image des icebergs dont les 9/10ème sont immergés et qui ne sortent de l'eau que le sommet.  Ainsi, les racines de la Cordillère des Andes, descendent à 70 kilomètres,  pour une hauteur  maximum de  6 960 mètres au sommet ;  celles des Pyrénées atteignent 50 kilomètres, pour une hauteur d’un peu plus de 2 500 mètres,  tandis que  l'Himalaya s'accroche  à l'intérieur du sol, à 80 kilomètres de profondeur, et que leurs plus hauts sommets culminent à  plus de 8 000 mètres. La croûte continentale est systématiquement renforcée pour permettre aux montagnes de se maintenir et de stabiliser le sol.

Lorsque deux plaques lithosphériques convergent l'une vers l'autre, il se produit une collision qui déforme les bordures continentales, sous les forces de compression. Ces bordures vont s'épaissir, se plisser et se déformer, provoquant l'apparition d'un relief montagneux dont les racines plongent à plusieurs dizaines de kilomètres de profondeur, alors que les sommets se dressent vers le ciel. Dans le cas d'une subduction, une des deux plaques est une plaque océanique. Elle s'enfonce dans l'asthénosphère sous la plaque continentale plus légère. Cette collision provoque des perturbations géologiques dans labordure qui jouxte la zone en question, entraînant sous la poussée des forces de compression, le plissement de la plaque et la formation d'une nouvelle chaîne de montagnes. L'écorce terrestre  qui se trouve comprimée, s'épaissit, le relief se plisse et se déforme. La base s'enfonce profondément et s'enracine dans le substrat environnant, les sommets se dressent vers les hauteurs. Cette image est conforme aux révélations coraniques qui décrivent les montagnes dressées vers le ciel, et en même temps enracinées dans les profondeurs de l'écorce terrestre.

Cette extraordinaire similitude,  n'est pas le résultat du simple hasard. Sans quoi, d'autres ouvrages auraient pu prétendre aux mêmes degrés de probabilités et décrire correctement le processus dans la foulée ; à leur honneur. Mais cela n'a jamais eu lieu, car d’autres causes que le hasard, sont indispensables pour décrire le phénomène. L’humanité, si prodigue en d’autres circonstances, est restée silencieuse, tandis que le Coran s'exprimait sur les grands thèmes de l'univers et de la création.  Le terme « noucibat » a la même origine que « naçba » qui peut se traduire par plant, plante, semis... Cela permet de faire un rapprochement  du moins symbolique, entre les montagnes et les plantes ou les arbres en général. C'est avec une optique pareille que Ka­simirski a traduit le verset : « N'ont-ils pas jeté les yeux… sur les montagnes, comment elles ont été plantées dans la terre ? » (Coran. 88.19) L'auteur suggère une certaine analogie entre les montagnes dressées et les arbres plantés. Ce que ne démentent pas les faits.

Les données géologiques les plus récentes ont permis de découvrir qu'à l'image de l'arbre, la montagne possède des racines profondes pour s'ancrer dans le sol et assurer sa stabilité. Du coup, sa présence affermit et renforce le sol, à la manière de l'arbre qui maintient la terre et l'empêche de s'éroder ou de glisser. La montagne et l'arbre pareillement, dressent leurs cimes vers les hauteurs et imposent par leur aplomb et leur allure. Les versants des montagnes ne sont rien d'autre que le houppier étagé des arbres et  il est loisible de multiplier les apparences et les fonctions jusqu'à sombrer dans le subjectivisme. Aussi, le chapitre des similitudes sera refermé, sauf pour relever un autre phénomène remarquable et impressionnant. Il s'agit de ce que les géologues appellent la compensation ou le réajustement isostatique.

Les montagnes possèdent en effet des racines dont l'épaisseur représente  ainsi qu’il a été précisé, dix fois la hauteur des sommets. En raison de l’érosion naturelle, ceux-ci sont continuellement  agressés  par le vent, la pluie, la neige, le gel, et ont tendance à se tasser et à s'affaisser progressivement jusqu’à entrainer leur disparition. Un phénomène particulier va alors intervenir pour stopper  le processus et inverser le phénomène de la décroissance. Au fur et à mesure de son érosion, la montagne va « pousser » à l'instar d'un arbre, par l'intermédiaire de ses racines nourricières et grandir de cette façon. Ainsi, les montagnes jeunes arrivent à gagner ainsi quelques centimètres par siècle, normes habituelles dans les mécanismes géologiques. Tel un arbre, la montagne est continuellement alimentée par ses racines et cela peut durer des  dizaines ou des centaines de millions d’années. Puis,  une fois celles-ci résorbées, les forces d’érosion prendront  le pas sur la croissance, et alors seulement la montagne commence, à se résorber. Ces  mécanismes, vont s’étaler sur de très longues périodes géologiques et peu à peu la montagne finit par disparaître.

Les géologues expliquent ce phénomène par le fait que les racines des montagnes sont constituées de roches plus légères que celles du substratum environnant et subissent une poussée de bas en haut au fur et à mesure  de l’érosion. Puis, tel en arbre privé de sa sève nourricière, la montagne arrive au bout de sa croissance pour entrer dans la phase inverse de la mort lente. Ses reliefs vont se tasser en raison des mouvements du sol et des conséquences de l'érosion. Elle finira par devenir une pénéplaine, avant de se niveler et de se fondre dans l'immensité des étendues environnantes. Désormais, après des millions d’années, elle se trouve réduite  à l'état d’une vaste plaine, phénomène  qui n’a jamais été perçu avant le vingtième siècle

Le Coran a-t-il (encore) son mot à dire au  sujet de ce processus, qui est resté ignoré des savants du monde entier ?  Voici sa réponse : (Dieu s’adresse au Prophète) : « Ils (les incrédules)  t'interrogeront au sujet des montagnes,  répond-leur : «  les réduira en poussière. Il en fera une plaine où tu ne verras ni ondulation ni dépression. »  (Coran 20.105 à 107). Oui, le Livre Sacré a aussi prévu la fin des montagnes, magistralement, treize siècles avant  que les géologues n’arrivent à la même conclusion, après des études, des observations et des recherches minutieuses ! Ce n'est pas peu pour la géologie  de s’honorer d’une telle découverte, pourtant il suffisait d’ouvrir le Coran Sacré, pour avoir la réponse  à leurs  désirs de connaître la vérité.

 

 

 

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