LA NIDATION

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LA NIDATION

 

 

 

La nidation est la fixation de l’œuf fécondé dans la muqueuse de l'utérus.  Trois heures après la fécondation et tout en poursuivant  sa progression vers l'utérus,  l’œuf fécondé commence à se diviser, en deux, puis en quatre, en huit et ainsi de suite. Il se présente désormais sous forme d’une petite sphère mamelonnée.  C'est le stade de la morula, ainsi nommée  en raison de sa ressemblance avec la mûre, 1e fruit du mûrier. Après un voyage de trois jours, l’œuf fécondé  arrive dans  l’utérus, mais il ne  se fixe pas immédiatement,  car les conditions  de son implantation ne sont encore réunies. Des changements importants doivent intervenir pour rendre compatible l'adoption de l'œuf, dont la moitié du patrimoine est étranger au corps de la femme et risque d’être rejeté. Les cellules qui se sont divisées jusque-là vont s’organiser. Il se forme un vide à l'intérieur de l'œuf, comprenant une masse cellulaire interne qui donnera naissance à l'embryon, alors que les autres cellules repoussées vers l'extérieur formeront  le trophoblaste et le placenta.

Dans un premier temps, l’œuf et l’utérus sont charges électronégativement, provoquant un phénomène de répulsion. Par la suite, l'incompatibilité diminue jusqu’au moment où l'œuf et la paroi del'utérus se touchent. L'utérus réagit par une augmentation de la perméabilité  des petits vaisseaux sanguins, les capillaires, en irriguant la région utérine où est venu se loger le blastocyte. Désormais, l’œuf adhère comme une ventouse à la muqueuse et creuse un petit nid par l’intermédiaire du trophoblaste, détruisant les cellules de la cavité utérine. Le trophoblaste projette ensuite des villosités dans la muqueuse, pour s'enraciner et assurer les substances nutritives nécessaires à son développement. L'embryon est maintenant bien accroché à l'utérus. La différenciation des cellules ira en s'accentuant et les multiples ébauches d’organes commencent à apparaître progressivement.

Les phénomènes qui se déroulent àl'intérieur du corps humain mettent en jeu des organismes minuscules, qui n'ont jamais été observés avant l’invention du  microscope. Car  au moment où l’œuf arrive dans l'utérus, il ne mesure qu’un millimètre de diamètre ! Et, bien que ce domaine soit resté ignoré en, Europe jusqu’au 19ème siècle, le Coran n'a pas manqué de le mentionner treize siècles plus tôt. Cependant, par méconnaissance, certains passages sont restés incompris des exégètes, ainsi qu’il sera démontré ci-dessous.

Le mot  «’âalaq » employé par le Coran, désigne  l'embryon qui a nidé. Il est utilisé à cinq reprises  par le  Livre Sacré et dérive de la forme verbale «’âalaqa », qui signifie, « s’accrocher, s’attacher ». Or,  l’embryon s'accroche effectivement à la paroi de l'utérus pour nider. Ce sens a été  négligé par nombre d’orientalistes, qui y substituèrent étrangement, l’expression « caillot de sang », lequel ne correspond ni à la réalité, ni à l’esprit du Coran.

Le terme «’âalaq », s'apparente en outre  à «’âalaqa » qui désigne aussi la sangsue, dont la particularité est de s'accrocher par l'entremise d'une ventouse, pour absorber le sang de son hôte. C'est exactement ainsi que procède l'œuf  fécondé qui a nidé, qui adhère désormais comme une ventouse à la muqueuse utérine, en projetant des racines afin d'absorber les matières nutritives dont l'embryon a besoin. Face à une telle similitude, aucun doute n'est permis. Le terme «’âalaq », décrit par le Coran, s'applique bien à la nidation de l'œuf fécondé. En outre, ce mot est voisin d'un autre terme dont la portée est très significative, puisqu'il s'agit de «’oûlaïq » qui  désigne la mûre sauvage. L'ensemble de ces arguments motivés, incite à donner au mot «’âalaq » le sens d’un « embryon qui a nidé » ou d’un « embryon en nidation ». Il n’existe pas d’équivalent en langue française, d'où la nécessité d'utiliser l'expression complète. Les différents passages impliqués dans le Coran, doivent être traduits ainsi en conséquence :

Coran 22.5 : «  Nous (Dieu) vous avons formés d'une goutte de sperme, puis d'un embryon en nidation... ».

Coran 23.14 : « Nous l'avons fermé d'une goutte de sperme,  puis d'un embryon en nidation».

Coran 40.67. « C'est Dieu qui vous a créé de terre, puis d'une goutte de sperme, puis d'un embryon en nidation... ».

Coran 75.38. « L'homme croit-il qu'on le laissera livré à lui-même ? N'était-il pas une goutte de sperme  éjaculé,  puis un embryon en nidation ? Dieu l'a créé et formé harmonieusement ».

Les deux versets de la sourate 96 (titre de « El’âalaq ») qui est chronologiquement la première Révélation reçue par le Prophète Mohammed,doivent   être traduits  ainsi : « Lis au Nom de ton Seigneur qui  a créé l'homme d'un embryon en nidation. ». (Coran 96.1-2).

Ces versions s’éloignent  des traductions du Coran, où l'imagination semble jouer un grand rôle. La majorité des orientalistes souscrit à l'expression « caillot de sang », à l’image de Richard Bell, de Houdas et d’autres orientalistes. Ce qui est  inexact ; l’œuf fécondé, puis l'embryon et le fœtus ne sont jamais passés par le stade d'un caillot de sang, et encore moins à celui de sang coagulé  (!) utilisé par Kasimirski, qui parfois emploie l’expression de « grumeau de sang » et d’autre fois de « sang congelé !!! ».

Mais, la palme revient incontestablement à Savary, qui dans « Le Koran » donne quatre versions différentes. Ainsi l’embryon qui a nidé devient successivement : « du sang coagulé » (Coran. 23.14), « un peu de sang » (Coran. 75.38), « l'union des sexes » (!) (Coran.96) et même ce qui est tout à fait inattendu et surprenant, « du sang congelé » dans deux versets  (Coran 22.5 et 40.67).

Il est superflu de s'interroger sur une telle diversité ; de la même façon  qu’il le serait pour déterminer l'origine du sang congelé, à moins trente degrés centigrades, dans l'utérus maternel ! Savary aurait-il confondu les femmes avec des phoques, des pingouins ou des ours polaires ? Même, en commettant une telle méprise, l’existence de sang congelé dans le corps d’un être humain, restera toujours une méprise mémorable ! Régis Blachère paraît le plus proche de la réalité. Il traduit le mot «’âalaq » par « adhérence » et cela quatre fois de suite. Il explique que « le terme semble bien être à l'origine du nom verbal de «’âalaqa »,  qui signifie « s'accrocher,  adhérer ». Et de préciser que, « La traduction « grumeau de sang  ou de,  sang coagulé », souvent reçue, est fondée sur une interprétation erronée des exégètes. Cependant  malgré son apparente lucidité, cela ne l'a pas empêché de donner le sens de « goutte coagulée » au mot «’âalaq »,  qui se trouve dans sa version de la sourate 75, verset 38, contredisant ainsi  son propre jugement.

Selon le docteur Bucaille le mot «’âalaq » doit être compris comme « quelque chose qui s'accroche » en faisant allusion à la nidation de l'embryon. Il écrit que « C'est là son sens primitif. Un sens dérivé de celui-ci : « caillot de sang », figure très souvent dans les traductions; c'est une inexactitude contre laquelle, il convient de mettre en garde ;  l'homme n'est jamais passé par le stade de caillot de sang.  Même le mot adhérence serait un terme impropre ; le  sens primitif est « quelque chose qui s'accroche ». Cela  répond tout à fait à la réalité aujourd'hui bien établie. »

La définition de Bucaille correspond mieux à la réalité ;  elle reste cependant assez vaque,  ainsi qu’il a été exposé plus haut. Puisque le mot en question ne signifie pas seulement « quelque chose qui s'accroche » mais « l'embryon qui a nidé ».Plus loin, Bucaille poursuit en affirmant que « l'étape fondamentale dans l’histoire de l'embryologie, fut l'affirmation par Harvey en 1651, que « tout ce qui vit, vient initialement d'un œuf ». En réalité, le physiologiste anglais a bien formulé l'adage suivant « Ex ovo omnia » (Tous les êtres proviennent d'un œuf), car il avait cru découvrir un œuf, dans le corps d'une biche, alors qu'en fait, il n'avait observé que le chorion et le sac amniotique, avec un fœtus de faon déjà formé. Ce fut une erreur manifeste Aussi formula-t-il une théorie sur la base d'une méprise historique.

D'ailleurs plus tard, en 1671, le médecin hollandais Kerckring revendiqua à son tour la paternité de la découverte d'œufs dans des ovaires féminins. Hélas, une fois de plus, ce ne furent pas des œufs  qu’il avait observés, mais des kystes ovariens ! Encore, une bévue de taille ! Quant à son compatriote De Graaf, lui aussi, il remarqua les follicules entourant les œufs (qui portent du reste son nom), et non  les œufs eux-mêmes ! L'histoire retient que c'est  en 1827 que l'embryologiste russe, Von Baer réussit à découvrir l’œuf des mammifères chez la chienne et qu'il décrivit les mécanismes complexes qui aboutissent à la formation d'un vertébré.

Au 19ème   siècle, le phénomène de la nidation a pu être observé chez les animaux  et  n'a été correctement étudié chez la femme qu'au 20ème  siècle,  laissant les orientalistes, opter entre le caillot de sang,  le sang coagulé et...le sang congelé ! Alors qu’il s’agissait à l’origine de décrire  un processus réel qui fonctionne depuis que l’humanité existe. C’est ainsi que le Coran Sacré a pu l'évoquer alors que le reste de l'humanité s'entendait à l'ignorer. Car le terme «’âalaq »  signifie bien « l'embryon qui a nidé »,  mais il n’existe  pas dans les autres langues un mot pour résumer une réalité qui est devenue  évidente.


 

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