Le concile de Nicée

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Le concile de Nicée :
 
Le concile de Nicée s’est tenu en 325 sur ordre de l’empereur païen, Constantin[1], qui avait instauré, quelques années auparavant, la loi de la tolérance religieuse à travers tout l’empire. Il avait constaté que les tendances entre les diverses Eglises chrétiennes ont brisé l’unité du peuple et éreinté l’entité de l’Etat. Il décida, alors, de convoquer un concile général auquel les différentes sections du Christianisme furent invitées à participer. Il le supervisa en personne et présida à son ouverture et à son déroulement. Trois cent dix huit (318) évêques des églises orientales, contradictoires pour certaines, répondirent à l’invitation. Par contre, seuls huit évêques des églises du monde occidental étaient présents. Les débats se déroulèrent durant trois mois sans aboutir à un accord satisfaisant pour l’ensemble des délégués conciliaires.
 
Les participants étaient répartis en trois catégories :
 
I) Des monothéistes qui niaient la déification de Jésus, leur porte parole s’appelait Arius (vers 236 à 336) et était soutenu par un millier d’évêques environ, en dehors des assistants.
 
II) Les partisans qui disent que Jésus jouit d’une existence éternelle avec le Père, qu’il est Lui consubstantiel et qu’il représente, dans leurs croyances, une hypostase indépendante. Si le Messie ne possédait pas ces attributs, il n’aurait jamais eu l’exclusivité de procurer aux hommes le salut éternel. Citons, parmi les tenants de cette doctrine, le pape de Rome (Saint Sylvestre[2])(Alexandre ?) et le jeune polythéiste converti au Christianisme, Athanase. Le livre de l’éducation religieuse chrétienne le décrit ainsi : « Chacun de nous connaît la place privilégiée qu’occupe Saint Athanase dans la Sainte Eglise, à travers les siècles…Il fut présent au concile de Nicée aux côtés du pape. Il était le combattant honnête pour faire triompher le Messie, comme il a eu l’honneur de rédiger la loi de la foi… Vers la fin de l’an 339, il fut nommé patriarche puis succéda au pape après sa mort.
 
III) Les partisans du « centre » qui tentaient de rapprocher les deux positions. Ils étaient conduits par Eusèbe, évêque d’Ephèse qui avançait que Jésus n’était pas né du néant mais qu’il est issu du Père depuis les temps immémoriaux. Il possède donc des éléments comparables à celles du Père.
 
L’attitude d’Eusèbe (vers 265 à 341) est, sans doute, pareille à celle d’Athanase (vers 295 à 373). L’empereur la fit sienne en accord avec les trois cent dix huit (318) évêques qui l’ont adoptée. Ils se positionnèrent contre le reste des participants, affiliés à l’arianisme, contre d’autres groupuscules qui déifiaient Marie et d’autres encore qui affirmaient que les dieux sont au nombre de trois : le Bon, le Mauvais, le Juste et bien d’autres choses.
 
Les trois cent dix huit évêques ont pris plusieurs décisions dont l’une des plus importantes fut la déification de Jésus. Ils décidèrent également de brûler et de détruire tous les documents et tous les Evangiles qui vont à l’encontre de leurs volontés. Arius et ses fidèles furent excommuniés, toutes les statues furent cassées et seuls les enfants des Chrétiens peuvent prétendre à des fonctions étatiques[3]. Arius connut un sort prédit par Jésus en personne. Il avait dit : « On vous exclura des synagogues. Et même le moment viendra où ceux qui vous tueront s’imagineront servir Dieu de cette façon. Ils agiront ainsi parce qu’ils n’ont pas connu le Père ni moi.» (Jean 16-2/3) S’ils avaient parfaitement connu Dieu et s’ils l’avaient considéré à Sa juste Valeur, ils ne Lui auraient pas attribué de fils et n’auraient pas déifié celui qui a été giflé et enfanté par une femme.
 
Le concile a négligé la discussion à propos de l’Esprit Saint et n’a point parlé de sa déification. La querelle à son sujet s’éternisa entre partisans et opposants, sans résultat. C’est le concile de Constantinople qui a pris la décision finale, le concernant, il le déifia et il en fit la troisième hypostase.
 
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[1]) Né en 280, il devint empereur en 306 jusqu’à sa mort en 337.
 
[2]) Il fut élu pape à la tête du Vatican de 314 à 335.
 
[3]) Voir :
 
a) Le Judaïsme et le Christianisme de Mohammed Dhiyâ’ El-Haqq Er-Rahmâne El-A‘dhamî – Pages :302/306.
 
b) Le Christianisme sans le Christ de Kâmil Sa‘fâne – Page : 106.
 
c) Les croyances des monothéistes chrétiens entre l’Islam et le Christianisme de Housnî El-Atîr – Pages : 79/80.
 
d) Ô gens du Livre adoptons une formule commune- de Raoûf Chalabî – Pages : 210/212.

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