LE LANGAGE DE LA VIE

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LE LANGAGE DE LA VIE

 

«… C'est Dieu qui fait parler toutes choses. »(Coran 41.21). Si l’homme est la seule créature à être dotée du don d'élocution, il reste que tous les êtres vivants possèdent un langage adapté à leur besoin. Les mammifères sont particulièrement avantagés par rapport aux autres animaux. Le langage est d'autant plus étendu et diversifié, que l'évolution est développée et l'organisation sociale renforcée. Les singes, les chiens, les dauphins, les éléphants, notamment semblent particulièrement doués.

Pour comprendre le comportement des espèces animales dans leur milieu naturel, une nouvelle discipline scientifique, l'éthologie, a été créée. Parmi les nombreux spécialistes qui s'intéressent à la question, les travaux du docteur Konrad Lorenz, psychologue autrichien et prix Nobel de médecine en 1973,  font autorité en la matière. Dans son ouvrage  intitulé: « Il parlait avec les mammifères, les oiseaux et les poissons. » l’auteur livre le résultat de ses expériences sur toutes sortes d’animaux, allant des poissons d'aquarium aux loups de Whipsnade, et des relations qui régissent leurs communautés. Le titre est significatif de l’existence d'un langage et des moyens de communication qui peuvent s’établir entre les animaux eux-mêmes, particulièrement ceux de la même espèce et entre ceux-ci et l'homme, lorsqu’il s’agit d’animaux domestiques.

Le langage dans le règne animal est très varié et présente des formes inaccoutumées et originales. Cela peut être un arrangement de sons produits par les organes vocaux et audibles dans une fréquence déterminée, (l’oreille humaine capte les sons oscillant entre 16 et 15 000 à 20 000 hertz, en moyenne). Parfois les fréquences atteignent les ultrasons et deviennent inaudibles pour l'homme, alors qu'ils restent perceptibles pour les chiens, les singes, les dauphins, les chauves souris, etc. A l’inverse, selon Katharine Paye, zoologue américaine et spécialiste du comportement, les baleines utilisent des sons de très basse fréquence, à peine audibles pour les oreilles humaines. Les signaux acoustiques, émis à une profondeur moyenne dans l’océan, peuvent traverser des distances de plusieurs centaines de kilomètres, avant d'être captés par des congénères, prêts à répondre à leur tour sur une fréquence identique ; plus récemment, Payne aurait découvert que les éléphants, en plus de leur barrissement émettaient eux aussi des infrasons, d'une longueur inférieure à 20 hertz, pour correspondre sur de longues distances. L’organe d'émission est un point vibrant situé dans le front de l'éléphant, à l’endroit où les fosses nasales se raccordent au crâne. Les éléphants sont en mesure de communiquer entre eux, alors que l'oreille humaine reste insensible à leurs « propos » (Le téléphone secret des éléphants, par Georges Dupont)

Le Coran Sacré atteste que tout ce qui existe dans les cieux et sur terre, l’ensemble de l’univers, célèbre les Louanges de Dieu, mais l'homme n'est pas en mesure de comprendre ces manifestations (Coran 17.44). Une telle affirmation est parfaitement justifiée, et les chercheurs commencent seulement à déchiffrer une infime partie d'un répertoire, à première vue inépuisable.

Bien que déjà assez éloquent, le langage articulé ne constitue pas, loin de là, le seul moyen de communication. Différentes formes d'expression corporelle existent aussi, où l'attitude et la pantomime remplacent ou renforcent l'émission vocale. Ainsi, avant de se combattre, deux loups ou deux chiens procèdent à des menaces rituelles. Ils retroussent leurs babines et découvrent leurs crocs, tout en poussant des grognements d'intimidation. Si la mimique ne porte pas, ils se lancent  l'un contre l'autre et se battent sans merci. Les animaux étant solidement armés, l'issue de la bataille devrait logiquement se terminer par des blessures graves ou par la mort de l'un des protagonistes. Pourtant, cela n'arrive qu'exceptionnellement. En effet, lorsqu'une des bêtes sent que le combat est prêt d'être perdu, elle adopte une position de soumission en présentant sa gorge sans défense à l'adversaire. Celui-ci s'arrête car cette attitude inhibe ses facultés agressives et le combat prend fin sans trop de dommage. Ici, le langage articulé n'aurait pas produit l’effet recherché. Dans l'ardeur de la mêlée, les grognements  et les hurlements, poussés par le vainqueur auraient couverts ceux de la victime et le message n'aurait pas atteint son but.

Les loups et les chiens ne sont pas les seuls animaux à adopter un comportement similaire. Les singes, les rats, les animaux de ferme et d'innombrables autres bêtes arrivent à assurer leur sauvegarde en adoptant des positions symbolisant leur soumission. Le babouin se jette à plat ventre en regardant son adversaire par dessus l'épaule, le gorille baisse les yeuxen présentant sa main ouverte, la paume en dessus, dans un geste d’apaisement, etc. Le langage gestuel n’est pas réservé aux seules formes d’agression ou de soumission. Il exprime des situations ou des sentiments bien diversifiées, comme l’apprentissage des jeunes, la recherche de la nourriture, les parades sexuelles, la protection, la menace, sans oublier pour les espèces évoluées, un semblant de comédie fait de jeux, de simulation et d’improvisations.

   Dans l’ensemble, la communication à travers le mouvement est un complément indispensable au langage vocal, incapable de répondre à toutes les incitations de l’environnement. Lorsque le Coran affirme que les oiseaux déployant leurs ailes, célèbrent les Louanges de Dieu (24.41), ilsouscrit à cette formed’expression gestuellequi affermit les convictions intimes des créatures. Le Livre Sacré atteste du reste, que les formules d'adoration relèvent de la Connaissance Divine, qui embrasse les secrets de l'univers. Là où l’être humain ne détecte qu’un comportement qui lui paraît être sans signification particulière,  réside un langage codifié et symbolique qui échappe à son entendement.

L'histoire de Caïn qui tua son frère Abel, est à ce titre significative. Caïn vit un corbeau qui grattait la terre pour lui montrer comment cacher le cadavre de son frère (Coran 5. 30-31). L'oiseau privé du don d'élocution réussit à transmettre un message sur la façon d’enterrer la dépouille d'Abel, qui fut déchiffré correctement par le meurtrier. Toutefois, le langage des animaux n'est pas limité à ces seules formes d`expression. Les bêtes qui marquent leurs territoires a l'aide de leur urine ou de leurs diverses glandes  délivrent des messages olfactifs qui peuvent être remplacés par « Propriété privée-défense d'entrer », ils sont perçus comme tels par leurs semblables qui sont tenus de respecter ces avertissements, sous peine de graves conséquences. D’autres animaux  réagissent à l'infrarouge à l'exemple des serpents crotales, à la lumière, comme le lampyre ou vert luisant, et à d'autres stimulants tant internes qu'externes. Les savants n'ont pas fini de recenser toutes les  différentes formes d’expression des animaux. D’autres comportements,  comme la faculté de s'orienter, les grandes migrations, l'autorégulation des populations restent encore au stade des hypothèses.

Les arthropodes sont connus pour leur grande diversité relativement à l'émission et la réception de signaux les plus divers. Le cas le plus célèbre reste sans doute celui de la danse de l'abeille, découvert par le zoologiste autrichien Karl Von Frisch, qui obtint le prix Nobel de Physiologie et de Médecine en 1973. Ce savant a mis en évidence la faculté que possède l'abeille à communiquer aux membres de sa colonie, la découverte d'un gisement de fleurs en donnant les informations utiles, telles que la distance, l'orientation par rapport à la ruche et au soleil (qui n'est pas fixe) et d'autres renseignements, comme l’importance et la qualité de la nourriture, pour leur permettre de prendre une décision. L'abeille-pilote adopte plusieurs attitudes pour indiquer la distance. Quand le gisement de fleurs  est proche, de 50 à 100 mètres, elle effectue une danse dite en ronde. Siau contraire, lebutin est éloigné, elle entame une danse frétillante, d’autant plus lente que la distance est importante.

Dans son ouvrage intitulé « L'étude de l'instinct ». N. Tibergen, résume ce qui intervient à la suite de la « danse du miel » : « Le stimulus émanant de l’abeille qui danse, incite les autres abeilles à quitter la ruche. Elles volent dans une direction précise, jusqu’à un distance également précise, l’une et l’autre indiquées par la danseuse et commencent à chercher des fleurs, en choisissant uniquement celles qui répandent le parfum apporté par la messagère. Elles sucent le nectar et, après avoir identifié les lieux, s’envolent pour regagner la ruche. Dans ce dernier cas, le stimulus venant de la messagère déclenche un type de comportement compliqué. »  

Le comportement des abeilles n’obéit pas à un schéma unique L'organisation sociale très élaborée de leurs colonies a recours à un langage diversifié et évolué. En général, ces insectes disposent en plus de leur faculté innée de communication par le mouvement, d'autres ressources qui leur permettent  de dialoguer entre eux, sur des sujets forts divers ! Les fourmis sont en mesure d'utiliser plusieurs langues en fonction des circonstances qui se présentent dans la vie. Tantôt, c'est une langue chimique qui est mise à contribution, parfois, elles ont recours à la propagation des ultrasons ou à d'autres moyens de communication.  « Laplupart des fourmis qui ont trouvé une source de nourriture, sécrètent sur la voie du retour à la fourmilière, des phéromones avec lesquelles elles tracent une piste chimique que vont suivre d'autres fourmis, renforçant ainsi chaque fois plus la trace. Ce « balisage » est maintenu tant que dure la nourriture,en dépit du fait que les phéromones sont de nature volatile. » (« Encyclopédie du monde actuel »)

Les fourmis sont probablement capables de combiner des motsen phrases exprimant des sens différents, admet Vitus S.Drodscher. Seulement, elles se servent d'odeurs. Elles possèdent une demi-douzaine de glandes produisant chacune une notion fondamentale, comme « Alerte ! »,  « Les ennemis entrent chez nous ! » ou encore : « Cette trace mène à la nourriture. » Le professeur d'entomologie américain, Edwar O. Wilson, a découvert des indices donnant à penser que ces insectes assemblent diverses odeurs pour disposer de plus de « vocables » que le nombre de leurs glan­des sécrétrices le laisse prévoir. Il  est évident qu'ils peuvent lancer ces signaux olfactifs en succession rapide avec des intensités variables également, pour obtenir une sorte d'alphabet morse.

Le docteur Hubert Markl, zoologue de Francfort a, quant à lui, mesuré les signaux de détresse des fourmis prises dans un éboulement. Dès qu'elles sont prisonnières dans un effondrement sans possibilité pour elles de sortir, elles se mettent à crier « Au secours! » « A l'aide ! » dans leur langage, évidemment. Pour cela, elles frottent l'une contre l'autre, les surfaces rugueuses de leurs segments abdominaux, produisant des sons inaudibles à l'oreille humaine, dans des fréquences comprises entre 20 et 100 kilohertz. Par contre, leurs congénères dont l'appareil auditif est constitué par des cellules du pied, sensibles aux vibrations qui leur permettent de discerner une direction, accourent sur l'emplacement de la catastrophe pour porter secours aux sinistrés.

C'est à quelque chose de similaire que s'intéresse le Coran, lorsqu'il relate l'effroi des fourmis qui s empressent de regagner leurs demeures, pour échapper aux sabots de la cavalerie de Salomon : « Quand elles (les armées de Salomon) arrivèrent à la vallée des fourmis, l’une d'elle dit : « Ô fourmis, entrez dans vos demeures de peur que Salomon et son armée ne vous écrasent, sans s'en apercevoir ! » Salomon sourit alors et dit : « Seigneur, permets-moi de te remercier pour les bienfaits dont Tu m'as comblé... » (Coran 27. 18-19)

Les spécialistes sont en mesure d'identifier une partie du vocable animal, par l’étude et l’observation. Mais leurs travaux restent marginaux en regard de l'immense diversité du langage des bêtes, et de son extraordinaire adaptation. Il n'en demeure pas moins que contre toutes les croyances de l'époque, le Livre Sacré affiche sa détermination, en soutenant l’existence de formes d'expression, propres à chaque espèce. Ce que les savants commencent seulement à découvrir. Jusqu’au début du 20ème siècle, les chercheurs réfutaient encore la thèse du langage animal. Le philosophe allemand Nietzsche, partisan de remplacer l'ordre des valeurs morales, par l'ordre des faits, n'avait-il pas enseigné que « les animaux n'ont pas de langage, parce qu'ils oublient aussitôt ce qu'ils veulent dire ? ». Le Coran s'est avéré   souverain pour détruire les mythes du fondateur de la doctrine de l'immoralisme.

Même la cellule, l'unité fondamentale de la vie, dispose d'un langage propre, découvert par les biologistes au 20ème siècle. Le botaniste autrichien Mendel, qui avait entrepris les premières expériences systématiques sur les croisements des végétaux et ouvert la voie aux lois de l'hybridation, avait déjà laissé entrevoir l'existence d'un code génétique dans le règne du vivant. Puis, le biologiste américain Morgan, localisa l'emplacement des gènes à la suite de nombreuses expériences sur la mouche du vinaigre, et dressa la carte de répartition de ces gènes sur un même chromosome. Cela signifiait que l’on pouvait désormais déceler les caractéristiques essentielles d'un individu, par la seule étude de ses chromosomes. Une telle conception semblait quelque peu audacieuse, cependant la route avait été tracée, pour arriver dans un avenir plus ou moins lointain à ce type de résultat. Effectivement, le code génétique a été décrypté depuis et cette opération a été une des plus complexes, jamais résolue par l’humanité.

La lecture génétique devenait possible, à condition d'admettre que la cellule renfermait un programme qu’il fallait déchiffrer. La réaction de l'opinion publique à cette découverte fut déconcertante. Nombre de gens refusaient de croire que les caractéristiques d'un être vivant pussent être inscrites dans ses gènes. « De si extraordinaires résultats, relate le biologiste jean Rostand, ne pouvaient manquer d'éveiller le scepticisme et même l'ironie. Surtout en France, les moqueries ne laissaient pas d'être vives à l'adresse du présomptueux biologiste qui se permettait d'assigner une place à d'invisibles et problématiques entités. Mais il fallut bien qu'à la longue, on se rendit. »

Le Coran reste le précurseur de la théorie du code génétique selon laquelle l'individu acquiert ses caractéristiques au moment de l’union des deux cellules, mâle et femelle, alors que l'opinion générale en Occident   était subordonnée à l’idée que l'embryon restait soumis aux influences extérieures qui pouvaient déteindre sur lui et lui donner des caractéristiques propres. Pour revenir au programme contenu dans les cellules, les biologistes ont découvert depuis, que celui-ci constituait une véritable banque de données. Les informations contenues dans une simple cellule humaine représentent un fonds de trois milliards de lettres ou, l'équivalent de 4 000 livres de 400 pages chacun.

Toutes ces informations dérivent de la première cellule fécondée, ou zygote, à partir de laquelle se formeront les 60 mille milliards de cellules du corps humain. Chaque cellule, en se divisant, assure la reproduction intégrale du message.  Le code génétique est ainsi recopié plusieurs milliers de milliards de fois au cours de la vie d’un être humain, pratiquement sans faute. Lorsqu’une erreur surgit, des mécanismes complexes procèdent à son élimination. Le langage cellulaire est ici propagé par la mitose, durant laquelle chaque chromosome se dédouble afin de perpétuer le message.

En outre, la cellule utilise d’autres moyens de communication, pour correspondre avec les diverses cellules qui constituent le corps humain. Pour comprendre la prodigieuse complexité de cette machinerie, il faut savoir que le corps humain est composé d’un assemblage de quelque trente milliards de milliards de milliards, de particules élémentaires. C’est l'agencement de toutes ces particules au sein des atomes, des molécules, des structures et enfin des cellules, qui assure l'existence de l'homme. Pour maintenir la cohésion de l'ensemble, lutter contre les agressions, et assurer le bon fonctionnement du corps, les cellules ont besoin de communiquer entre elles.

Elles doivent alimenter une conversation permanente et parer aux situations les plus imprévisibles. En empêchant les cellules d’échanger des informations qui leur sont vitales,  l'être humain serait condamné à la mort. Et, tandis qu’il est plongé dans une profonde inconscience les cellules entretiennent d'intenses relations entre elles. Elles le font selon un langage codé, où les lettres, les mots et les phrases sont des molécules ou des assemblages de molécules. « A l’échelle moléculaire, il existe un système de codage, de mémorisation et de transmission de l'information, ainsi que des récepteurs capables de reconnaître cette information et de déclencher une action. C'est là probablement que réside l'un des secrets des communications biologiques et du langage de la vie. » (« La Révolution biologique ». Science et Vie)

Le langage chimique est complété par d'autres formes de communication qui font appel aux messages électriques. Les neurones ou cellules des centres nerveux sont reliées entre elles par un câblage incroyablement complexe, qui véhicule l'influx nerveux et assure l'échange de l'information. Les laboratoires spécialisés se sont d'ailleurs attelés à l'étude des cellules nerveuses qui communiquent selon un langage à la fois chimique et électrique. De plus les expériences récentes ont fait apparaître que les cellules pouvaient dialoguer par contact direct. La membrane qui entoure leur surface présenterait en effet des points de moindre résistance, de minuscules canaux ou « gap-junctions », à travers lesquels s'échangent des molécules messagères. (« Comment fonctionne la cellule nerveuse », par Pernette Langley-Dannysz).

A lui seul, le cerveau humain, qui est le centre de décision et de commandement de tout l’organisme, comporte plus de 100 milliards de neurones, ou cellules nerveuses qui sont en contact entre elles, à travers les synapses. Chaque neurone peut avoir des contacts synaptiques avec des milliers d’autres cellules. Certains neurones particulièrement développés, possèdent des arborisations plus complexes et peuvent recevoir jusqu’à 100 000 contacts synaptiques, à travers lesquels, l’information circule continuellement. Les spécialistes estiment que le cerveau humain comporte plus de 100 000 milliards de connexions, qui font de lui, l’organisme le plus complexe de l’univers. Encore que dans ces chiffres qui donnent le vertige, il n’a pas été tenu compte des cellules gliales, qui constituent le tissu interstitiel de soutien du système nerveux, dont on pensait qu’il ne jouait pratiquement aucun rôle actif, et qui s’avère maintenant être d’’une grande importante. Or, à elles seules, les cellules gliales seraient au nombre de 1 000  à 10 000 milliards,  toutes interconnectées entre elles !

Quand de soi-disant savants prétendent que l’univers, les cieux, la terre, les plantes, les animaux et l’homme seraient le produit de la nature, de l’évolution,  du hasard, du chaos et d’autres phénomènes qui ont été érigés par leurs soins au rang de divinités créatrices, la simple logique implique que ces déités circonstancielles, qui ont été inventées à dessein, juste pour nier et contrecarrer le Pouvoir créateur d’Allah, le Seigneur de l’univers, ne soient jamais en mesure de concevoir un être humain doté d’un cerveau aussi extraordinaire, qui est infiniment plus complexe et plus élaboré que les prétendus phénomènes qui lui ont donné naissance ! Si ces entités possédaient effectivement un pouvoir aussi puissant et une science aussi infuse, elles auraient été bien inspirées, d’en profiter elles-mêmes afin d’accroître leur propres capacités, qui restent  dans tous les cas affligeantes, plutôt que d’en doter d’autres structures et de rester dans l’avilissement !

En définitive, l'activité cellulaire est d'une complexité inouïe, impensable ! A titre de comparaison, la réalisation d'un ensemble industriel aussi sophistiqué qu'une « simple » cellule, nécessiterait des millions de mètres carrés, alors que Dieu a logé un milliard de cellules par centimètre cube. Encore que le complexe industriel édifié par l'homme ne sera jamais en mesure de se dédoubler indéfiniment, ni même une seule fois,  tandis que la cellule peut donner naissance à une cellule absolument identique en quelques minutes ! D’autre part, le complexe restera dans tous les cas minéral, amorphe et sans vie alors que la cellule est une entité vivante, qui mange, qui boit, qui respire, qui communique et prend des myriades de décisions en fonction de la situation à laquelle elle est confrontée. Et ces décisions sont toujours conformes à l’intérêt  du corps humain auquel elles appartiennent. Il suffit de les transférer sur un autre support, pour qu’aussitôt, elles fassent le don d’elles-mêmes et meurent, parce que la nouvelle tache à laquelle elles se trouvent confrontées dépasse de loin leurs capacités de réaction et leur programme génétique se trouve pris au dépourvu. En effet,  il est adapté à l’origine et à titre personnel à l’organisme, pour lesquelles elles ont été créées. Mais a-t-on besoin d'établir des comparaisons de ce genre pour apprécier l'Omnipotence Divine ?

Le langage cellulaire est une réalité que personne n'ose plus remettre en cause. Les cellules sont dotées de moyens de communications aux multiples facettes, qui leur assurent des conversations « animées » avec leurs consœurs  aussi bien proches que lointaines. Le plus admirable dans tout cela (peut-on parler de "plus", alors que tout est admirable dans ce domaine ?), est que les cellules ont pleinement conscience de l'unité organique à laquelle elles appartiennent. Elles s'attaqueront avec détermination aux corps étrangers qui tenteraient de violer leur domaine, allant jusqu’à faire le sacrifice ultime. La parole dont est gratifiée la cellule, qui est l'unité fondamentale morphologique et fonctionnelle de tout organisme vivant, confirme la révélation coranique selon laquelle « Dieu fait parler toutes choses. » (Coran 41.21).

Le Livre Sacré symbolise cette réalité par une allusion au Jour Dernier où les organes témoigneront de leurs actions : « Ils (les coupables) diront à leur peau : Pourquoi témoignes-tu contre nous ? » Elle répondra : « Dieu nous fait parler, Lui qui fait parler toutes choses. » (Coran 41.19 à 21).

Or, la peau est un assemblage de cellules, solidaires les unes des autres, comme n'importe quel organe.  Chaque organe possède des cellules qui lui sont adaptées et il existe quelque 300 types de cellules différentes, dans le corps humain.  Le verset implique en conséquence qu'elles sont dotées d'un langage adéquat, qui les rend aptes à s'exprimer dans des conditions appropriées. Le fonds spirituel de la citation ne doit pas remettre en cause l'existence du phénomène qui est indéniable, et qui s'exerce quotidiennement des milliards de fois, à l’intérieur même du corps humain. Le Coran admet ainsi que toutes les formes de vie, qu'elles soient unicellulaires ou complexes, possèdent un système de communication. Cela semble aujourd'hui une évidence. Mais, il s'en est fallu avant que l'opinion ne la considère comme telle, en découvrant les secrets du langage de la vie.

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