LES EAUX DE LA PLANETE

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LES EAUX DE LA PLANETE

 

Voici près de 23 siècles que le savant grec Eratosthène avait évalué la circonférence et le rayon de la terre, avec une marge d'erreur d'à peine un pour cent. Cet exploit est cependant resté sans suite. Bien plus, en Occident, on est arrivé à substituer à la terre ronde admise jusqu’alors, une terre plate imposée par l’enseignement biblique. Les Grecs déjà, hardis navigateurs, avaient accordé une grande importance à la mer et à l’océan qui entouraient la terre.

La Genèsebiblique mentionne « l'obscurité qui couvrait l'Océan primitif où le souffle de Dieu agitait la surface des eaux » ainsi que « les continents qui apparurent des eaux d'en dessous du ciel » (Genèse 1) laissant croire à la prédominance de l'élément liquide sur la planète. A son avènement, le Coran aussi reconnut à la mer un rôle considérable dans la vie de tous les jours. Toutes les grandes civilisations attribuèrent à l’océan mondial une importance exagérée ; la terre était toujours entourée par les mers, et souvent elle flottait sur l'eau. L'Océan mondial avait des proportions gigantesques, et les continents constituaient la partie congrue. Le meilleur exemple est fourni par le Déluge biblique qui aurait recouvert la terre entière sous une couche de plusieurs milliers de mètres d'eau. (Voir l’article : « Le Déluge a-t-il été universel ? »)

Les grandes expéditions maritimes allaient renforcer l'opinion que les mers et océans recouvraient la majeure partie du globe. Lorsque le géophysicien allemand, Wegener, élabora en 1912 sa théorie sur la dérive des continents, il prit comme postulat de base que le continent unique ou "la Pangée", était entouré par l'Océan mondial, "le Panthalass". Les méthodes modernes confirmèrent par la suite que plus des deux tiers de la surface de la planète étaient recouverts par les mers et océans. L'opinion générale qui prévalait était que les terres émergées représentaient une faible partie d'un monde constitué surtout d'eau. C'est dans ce contexte de prépondérance de l'élément liquide, que le Coran Sacré est venu ouvrir une brèche, dans les croyances d’alors en révélant un verset  qui paraissait pour le moins osé. Voici en effet, ce qu'affirme le Texte Sacré : « Dis : Que pensez-vous, si jamais l'eau dont vous disposez venait à être absorbée par la terre, qui donc vous procurerait de l'eau pure ? » (Coran 67.30). Comment la terre pouvait-elle absorber toutes les eaux qui l’entouraient, sur lesquelles elle flottait et qui ont failli l’engloutir définitivement lors du Déluge universel ? Une gageure qu’il était impossible de concevoir, selon les croyances d’alors.

Pour éviter que le Coran ne soit en contradiction avec la réalité, certains commentateurs bien disposés aux accommodements, ont alors suggéré que le verset en question évoquait l’éventuelle disparition de l’eau douce, qui ne constitue qu’une infime partie des océans, et ainsi  le challenge n’aurait pas été impossible. Le verset aurait pu être formulé de la sorte : « Si l'eau douce venait à être absorbée par le sol, qui vous procurerait une autre eau douce ? » Dans ce cas, les réponses auraient été multiples et diversifiées. La pluie par exemple aurait  été en mesure de compenser la disparition de l'eau douce, ainsi que les sources et les rivières. De même, plus tard, les générations futures auraient pu rétorquer que le dessalement de l'eau de mer, méthode utilisée massivement actuellement, aurait permis de neutraliser les effets de cette calamité. En envisageant sous cet angle le problème, le Texte Sacré des Musulmans, ne dérogerait pas à la raison et serait en conformité avec la logique.

Pourtant,  la version restrictive de l'eau douce doit être éliminée au profit de  toutes les eaux de la planète.  En effet, le Coran  n’évoque pas la disparition de l’eau douce, mais bien de l’eau sous toutes ses formes  à savoir  celle des océans, des mers, des lacs, des fleuves, des glaciers, ainsi que celle  contenue dans l'atmosphère. Si toute cette eau venait à être absorbée par la terre, alors l'interrogation prendrait tout son sens grave. Puisque les mers et océans disparaîtraient, la circulation atmosphérique serait interrompue, il ne pleuvrait plus, les sources tariraient,  les rivières se dessècheraient, le dessalement deviendrait impossible et la grave menace  prendrait tout son sens. 

Ainsi,  le Livre Sacré des Musulmans envisage bien l'hypothèse de l'engloutissement de toutes les eaux existantes par la terre. Mais pour concevoir une telle éventualité, il faudrait que réellement la planète soit en mesure de le faire. Ce que démentaient toutes les croyances de l'époque. Le Coran  ne pouvait, prendre en effet le risque de lancer un tel défi, sans que cette gageure, soit dans l’ordre des choses. Sans quoi il se décrédibiliserait lui-même alors que ses adversaires n’attendaient qu’une occasion propice, pour donner le la, de la contestation et de la remise en cause de cet enseignement. D’autant qu’aucune occasion véritable ne leur avait été offerte jusqu’à présent et qu’elle ne risquait pas d’apparaître de sitôt, au vu  de l’éminence de ce Texte  Sacré.

Aujourd'hui, le recours aux méthodes scientifiques permet d'appréhender correctement les données du problème et de déterminer le degré de vraisemblance des déclarations coraniques, pour répondre à cette question qui semblait si  déconcertante : La planète est-elle en mesure d’absorber toutes les eaux existantes, sous quelque forme qu’elles soient ? Voici les paramètres : Le globe terrestre a une superficie totale de 510 millions de kilomètres carrés, dont 28 pour cent, soit 145 millions de kilomètres carrés constituent les terres émergées des continents avec une hauteur moyenne de 755 mètres, et 365 millions de kilomètres carrés recouverts par les mers et océans pour une profondeur moyenne de 3 550 mètres. A lui seul, l'Océan Pacifique (179 679 000 km2) occupe une surface plus grande que l'ensemble des continents réunis (145 millions de kilomètres carrés)

Le stock hydrique de la planète a fait l'objet d’estimations précises, qui ne tiennent pas compte des eaux souterraines puisqu’elles sont déjà stockées à l'intérieur de la terre et ne participent pas au processus. Le reste peut être classé en deux catégories :

1. - Les eaux salées contenues dans les océans et les mers, les mers intérieures et les lacs salés représentent un milliard, trois cent dix millions de kilomètres cubes (1 310 000 000 km3).

2. - Les eaux douces comprenant les lacs, les glaciers et calottes polaires, les fleuves et rivières ainsi que l'humidité atmosphérique entrent pour environ trente millions de kilomètres cubes (30 000 000 km3).

Le capital hydrique de la planète serait donc de un milliard trois cent quarante millions de kilomètres cubes (1 340 000 000 km3), toutes catégories confondues. A présent, il s’agit d’évaluer le volume du globe terrestre et de rapprocher les deux chiffres.  La terre possède un diamètre équatorial de 12 756 kilomètres (le diamètre polaire n'est que de 12 7 13 kilomètres, en raison de l'aplatissement des pôles), son volume serait donc d’environ mille quatre vingt trois milliards, deux cent vingt millions de kilomètres cubes, (1 083 220 000 000 km3).

Le rapport entre le volume de la terre et l’ensemble des eaux existantes n’est donc que de 1/810ème, ce qui signifie que l'eau présente dans la planète, y compris les mers,  les océans, les glaciers, les lacs et le fleuves ne constitue qu’à peine un peu plus de la millième partie du volume du globe terrestre. Du point de vue de la masse, le rapport s'aggrave en raison de la forte densité de la terre (5.52) pour ne former que moins du 1/4000ème  du total.

Ainsi, au moment où la croyance populaire voyait dans l'eau l'élément abondant qui risquait de submerger la planète, le Coran est venu promouvoir une conception résolument opposée à ces fausses croyances. La terre ne flottait plus sur l'eau. Elle n'était plus le jouet des éléments déchaînés. Bien au contraire, elle devenait le constituant primordial, et l'eau, un de ses composants, comme n'importe quelle autre matière. Telle est la portée du message coranique destiné à réfuter ce que les hommes ne pouvaient appréhender en leur temps. Il ne convenait pas assurément, qu'ils restent prisonniers de leurs préjugés. Comme il ne convenait pas que le Livre Sacré annonce la résorption de toutes les eaux de la planète, si celle-ci ne pouvait les contenir. C'est un problème de logique.  Par cette seule interrogation,  le Coran Sacré, pouvait  infirmer complètement son contenu, ou au contraire le confirmer totalement. Les résultats ont été à la hauteur des espérances des Musulmans, même si les adversaires de l’Islam, ont été une nouvelle fois déboutés de leurs attentes dérisoires.

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