LES ETOILES A NEUTRONS

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LES ETOILES A NEUTRONS

 

La découverte des étoiles à neutrons ou pulsars (contraction de l'expression anglaise « Pulsating stars » - Etoiles pulsantes), est très récente dans l'histoire de la radioastronomie. Elle date de l'année 1967. C'est en effet au mois d'Août de cette année, que les astronomes Antony Hewish et Miss Jocelyn Bell, travaillant au Centre Radioastronomique de Cambridge, détectèrent pour la première fois des signaux radio en provenance de la Constellation du Renard. Parce qu'ils étaient très réguliers (périodicité de 1,3373 seconde et durée de cinq centièmes de seconde), les signaux furent pris pour des messages émis par des  extra terrestres, désireux d'entrer en contact avec les terriens. Par la suite, il  s’avéra qu’il n'en était rien. La poursuite des observations permit de déceler, l’existence d'autres impulsions similaires, bien qu’à des fréquences et à des périodicités différentes,  en provenance de la Voie Lactée, qui avaient toutes en commun une régularité remarquable.

Bientôt les chercheurs se rendirent compte que les émissions ne correspondaient pas à des pulsations, mais plutôt à un balayage comparable aux faisceaux des phares côtiers, qui tournoient régulièrement sur eux-mêmes et qui atteignent périodiquement, la planète Terre. D'où viennent ces sources clignotantes, en quoi consistent-elles ?  Plusieurs théories furent proposées. Finalement, les spécialistes durent se ranger à la conception du physicien soviétique, Lev Landeau (1932), développée en 1933 par les Américains Walter Baade et Fritz Zwicky, selon laquelle, il existerait des étoiles à neutrons super-denses, ou pulsars. Ces étoiles ont la particularité d'être invisibles aussi bien à l'œil nu,  qu’aux télescopes, en raison de leur taille extrêmement réduite, de l’ordre de 10 à 20 kilomètres de diamètre (à comparer avec le soleil dont le diamètre est de un million cinq cent mille kilomètres). Leur origine a pu être expliquée par la suite  grâce aux observations effectuées par les radiotélescopes. Voici la version la plus admise :

Les étoiles qui sont, rappelons-le, des soleils très éloignés de la terre ont, comme tout ce qui existe dans l'univers, une vie propre. Elles naissent au sein des galaxies, à partir de nuages cosmiques qui se contractent sous l'effet de leur gravité. Lorsqu'un nuage commence à se densifier, il se morcelle en plusieurs fragments, lesquels continuent à tourner sur eux-mêmes, jusqu'à former des protoétoiles. Quand les pressions et les températures deviennent très élevées, les réactions de fusion nucléaires s'amorcent. L'étoile « s'allume » et va vivre de quelques centaines de millions à quelques milliards d'années, en fonction de sa masse qui est inversement proportionnelle à la durée de vie. Plus la masse est importante et plus courte sera sa durée de vie.

Selon que les étoiles appartiennent à l'une ou à l'autre des séquences, dont le soleil constitue la référence, elles connaîtront des fins différentes. L'article consacré aux derniers jours de la terre retrace la mort du soleil, suivant les données des astrophysiciens. De par sa masse, le soleil se transformera  après des bouleversements d’une incroyable intensité, en une géante rouge, puis en naine blanche, avant de devenir un cadavre stellaire. Mais pour les étoiles d'une masse supérieure, le processus deviendra catastrophique. Très rapidement (au niveau cosmique), la fusion nucléaire épuisera l'hydrogène, puis l'hélium et les autres éléments, provoquant l'explosion et la dispersion des couches extérieures. Ce processus connu sous le nom de supernova, est un des phénomènes majeurs qui marquent la vie d'une galaxie.

Si l'enveloppe extérieure tend à être projetée dans l'espace, à des centaines de milliards de kilomètres à la ronde et pendant des milliers d’années, le noyau par contre, s'effondre sur lui-même, sous l'effet de la gravitation. Il se contractera au point de former un astre super compact d'une vingtaine de kilomètres de diamètre, possédant une masse équivalente à celle du soleil. La densité sera telle qu'un dé à coudre de cette matière pèserait entre 100 millions et un milliard de tonnes !  La compression et la réduction de l'étoile entraîneront une accélération de la vitesse de rotation, pour conserver le moment angulaire, notion capitale en physique. Plus la masse se trouve réduite dans son volume, et plus vite elle devra tourner sur elle-même pour maintenir sa synergie. L'étoile à neutrons ou pulsar qui naîtra de cette catastrophe extraordinaire, arrivera à accomplir plusieurs rotations par seconde, selon une relation entre la masse initiale et l'état final.

L'autre particularité est que le champ magnétique d'origine se trouvera intensifié dans des proportions considérables. Les savants ne maîtrisent pas encore  les phénomènes qui engendrent l'émission d'ondes-radio. Mais, ils sont en mesure d’enregistrer les effets par l'intermédiaire de radiotélescopes et à en donner les grandes interprétations. Plusieurs centaines de pulsars, tournant à des vitesses différentes ont été catalogués jusqu'à présent. Le record enregistré était de 642 révolutions par seconde, pour le pulsar 4 C21.53, détecté grâce au radiotélescope géant d'Arecibo, implanté par les Américains à Porto Rico. C'est la grande régularité des émissions qui a fait croire à un signal émis par des extraterrestres. Si les pulsars émettent des ondes-radio,  invisibles à l'œil humain,  ils n’échappent pas néanmoins aux détections de récepteurs ultra sensibles,  qui ont été conçus à cet effet. Un passage du Texte Sacré  traite de ce problème dont la concordance avec la réalité est édifiante. Le Coran déclare à ce sujet : «… Par  al Tariqi ; Qui te dira ce qu’est al Tariqi ? C’est une étoile qui perce (ou qui transperce) «Thaqib » (Coran 86.1 à 3). Les trois versets sont construits autour de deux thèmes-clés, que sont « al Tariqi » et « thaqib ». Ces deux mots sont associés à celui d'étoile.

Il est parfaitement clair qu'une distinction a été introduite dans le Coran entre le terme « en nedjm » (pluriel : noudjoum), lequel désigne les étoiles communes et cette étoile spécifique, appelée « al Tariqi » qui annonce une particularité, peu courante. En effet,  le Livre Sacré attribue à cette catégorie d’astres, la possibilité de percer (ou de trouer : thaqib) l'espace autrement que ne le font les autres étoiles qui diffusent leur lumière. Si toutes les étoiles avaient un comportement identique, il n'aurait pas été nécessaire d'en faire cas spécifiquement. De la même façon pour désigner des êtres humains, personne ne s’aviserait à dire : « Par l'homme qui a deux mains. » Cela n'aurait pas de sens dans la mesure où  les êtres humains sont bimanes. Par contre, si quelques personnes étaient dotées d'une main supplémentaire, cet ajout distinctif permettrait de localiser cette catégorie.

Les orientalistes dans leur majorité à l’image de Denise Masson, Sadok Mazigh, Régis Blachère, M. Savary et Kasimirski, donnent au mot « al Tariqi» le sens « d’étoile (ou astre) nocturne », ou encore, « étoile de la nuit ». Seul Maurice Bucaille traduit par : « l'arrivant du soir ». Mais l'unanimité apparente est insuffisante pour expliquer la véritable signification. Le dictionnaire évoque la notion d'un visiteur venant pendant la nuit (l'arrivant du soir, de Bucaille), mais exprime aussi l'idée de quelqu'un venant la nuit, c'est-à-dire de l'obscurité. De la même façon, l'étoile à neutrons est non seulement une étoile sombre, puisqu’elle ne possède pas l’éclat du soleil, et ne brille pas en conséquence, mais en plus son rayonnement « troue » ou « transperce » véritablement l'espace à intervalles réguliers,  sur une longueur d’onde très restreinte tout en étant invisible. Les émissions radio aussi puissantes sont différentes de la lumière diffusée par les autres étoiles, qui diffusent sur une large gamme, allant de l’ultra violet à l’infra rouge et même bien au-delà.  Dans le cas, de l’étoile à neutrons, appelée  « Al tariqi »,  l’émission est ultra-concentrée très fine, comme si effectivement, elle transperce l’espace, en tournant, tout en empruntant toujours le même chemin, alors que les autres étoiles émettent statiquement dans toutes les longueurs d’ondes. Les spécialistes pensent qu'il existe une étoile à neutrons pour plusieurs millions d'étoiles normales émettant dans le spectre visible. C'est cette particularité qui a été relevée par le Coran, en distinguant « al Tariqi », des autres astres stellaires.

S'il était possible de se représenter ce phénomène, l’observateur verrait un minuscule point (l'étoile à neutrons), diriger un très bref faisceau d'ondes radio, tout en tournant sur elle-même. L'impulsion renouvelée plusieurs fois par seconde, "troue" (ou perce) véritablement l'espace et c’est ainsi qu’elle est captée sur terre. Ses signaux présentent une très grande régularité, aussi bien dans le temps, qu’en raison de l’intensité de leur rayonnement.  Une telle description permet de contenir les autres traductions qui se rapportent à « l'étoile qui brille d'un vif éclat » (Masson) ou « l'astre dont les feux sont pénétrants » (Savary).

La particularité de l'étoile à neutrons, ou pulsar, relevée par le Coran est qu'elle diffère profondément des étoiles communes. Sa principale  caractéristique est qu'elle transperce l’espace toujours en empruntant le même à la différence des autres étoiles, et cette propriété intrigua  les astrophysiciens. Tout concorde donc pour donner à cette catégorie d'étoiles une place à part dans la classification stellaire en parfait accord avec le texte coranique et ce, bien avant que les spécialistes ne s'avisent à croire à leur existence.

 

 

 

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