Les femmes occidentales sur le chemin de la foi (III)

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Le mythe selon lequel toutes les femmes converties ne le sont que par amour d’un musulman.
La principale justification que bon nombre de non-musulmans donnent à la conversion en masse de leur femmes est qu’elles le font non pas par conviction ni par amour de l’Islam en tant que religion mais qu’elles se convertissent dans l’espoir de pouvoir se marier à un homme musulman dont elles sont tombées amoureuses. Il est inutile de s’étaler sur le sujet mais il est bon de rappeler que la conversion d’une personne pour un motif autre que la recherche de la satisfaction de son Créateur n’a aucun sens. La personne qui se convertit pour une autre personne sera, malheureusement, soumise à cette personne au lieu de l’être à Allah. Cependant, un regard sérieux sur la pratique des femmes converties à l’Islam indique pour plusieurs raisons que ce n’est tout simplement pas le cas.

Emilee Rauschenberger, 20 ans, est connue dans son entourage, amis et collègues à l’Université de New-York pour son intelligence, son sens de l’humour et son voile. Elle a une réponse toute prête pour celui qui l’approche et lui demande si sa conversion est due à l’amour qu’elle porterait à un homme de confession musulmane. « Certainement pas ! J’ai appris ce que je sais sur l’Islam au contact de musulmanes. Je me suis convertie à cette religion parce qu’ayant étudié le christianisme et l’Islam j’ai trouvé cette dernière beaucoup plus surprenante et cohérente. En comparant les deux, on trouve plus de cohérence dans l’Islam, donc pour moi le choix ne pouvait être autre. »

Et elle n’est pas la seule dans ce cas. Lorsque vous lui demandez si elle connaît d’autres femmes célibataires comme elle, elle devient intarissable : « Oui bien sûr, je connais Johni, Joie, une sœur Colombienne du nom de Jovanne, une fille venant du Danemark nommée Mariam, etc. »
Et voici que se présente ‘Aicha al-Ansary, du New-Jersey, convertie alors qu’elle était au lycée : « Quelqu’un chez moi a dû prendre un livret traitant de l’Islam, il le laissa accidentellement trainer dans ma chambre. Je suis tombée dessus et me suis mise à le lire, ce qu’il y avait d’écrit dedans avait beaucoup plus de sens pour moi que tout ce que j’avais pu lire au préalable au sujet des religions. Je retournai à l’école clamant que j’étais musulmane et je dis que désormais mon nom était ‘Aicha, nom que je savais très employé dans la communauté musulmane. »

En réponse au stéréotype qui veut que les femmes se convertissent pour pouvoir se marier à un homme de confession musulmane, elle répond : « Nous vivions notre vie pour nous. De cette manière, si vous vous convertissez, ce ne peut être que pour vous. »

Elle peut vous établir une liste de femmes qui ont rencontré des hommes venant d’un milieu socioculturel musulman mais qui ne sont pas pratiquantes. Puis elles se sont intéressées à l’Islam et ont commencé à pratiquer et parfois elles ont quitté leur mari ou petit ami, car ce dernier n’était pas très pratiquant ou négligeait sa foi.

Elle ajoute qu’il n’y a rien de plus impressionnant que ces femmes qui ont appris l’Islam au contact de leur mari. Elle précise que ce chemin par lequel Allah les a guidées est un chemin magnifique, car Il les guida et leur permit cette initiation avec l’être qu’elles aiment, leur compagnon. « Il se peut que certaines femmes se convertissent à l’Islam par le biais de leur mari, si c’est le choix d’Allah. Mais il n’y a en ceci aucune honte, ce cheminement n’est pas plus mauvais qu’un autre. Allah guide qui Il veut et de la manière dont Il le veut. »

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