Les preuves des Chrétiens concernant la déification de Jésus

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Les preuves des Chrétiens concernant la déification de Jésus
 
 
 
Les différentes tendances chrétiennes[1] croient, en dépit de leurs divergences sur la nature du Messie, que ce dernier est un dieu qui a pris la forme d’un corps humain afin de s’insérer dans le monde des hommes. Ils fondent leurs croyances sur plusieurs passages rapportés dans l’Ancien et le Nouveau Testaments et qui décrivent sa déification. Ces morceaux, sacrés à leurs yeux, le nomment Seigneur et Dieu et l’ont appelé Fils de Dieu. D’autres textes de la Bible affirment que Dieu s’est introduit en lui, certains autres assurent qu’il a créé les créatures terrestres. Enfin, la grande preuve qu’ils exhibent pour confirmer cette déification réside dans les prodiges qu’il a réalisés comme la prédiction d’événements futurs et la résurrection des morts….
 
 
 
Discussion de ces preuves
 
 
 
Avant d’entamer la discussion de ces preuves, nous nous permettons, à ce stade de l’essai, d’exposer quelques remarques fort importantes.
 
Il n’existe, dans la Bible, aucune allusion prononcée par Jésus en vue de sa déification ou d’une demande adressée aux fidèles pour l’adorer. Nul, parmi ses contemporains, ne l’a adoré, tous ont vu en lui un homme qui se disait prophète. Certains ont cru en lui et les Juifs, parmi eux lui, ont affiché un démenti fanatique et têtu. Dans ce cadre bien précis, l’apologiste Didat, au cours de son débat télévisé, face au Père supérieur suédois a défié son vis -à- vis et lui a dit «Je mettrai ma tête sous la guillotine si vous me produisez un seul verset de la Bible dans lequel le fils de Marie aurait dit : «Je suis Dieu !» ou «Adorez-moi !» Bien entendu, rien n’a été fait et le Père supérieur était loin de lui produire le verset réclamé.
 
Dans son livre, {la clé des mystères}, le moine Vandar affirme qu’aucune proclamation de Jésus se prétendant Dieu, ne se trouve dans le Nouveau Testament. Il a écrit : «Personne ne pouvait comprendre cette relation et ce monothéisme avant sa Résurrection et son Ascension. S’il les l’avait déclarés clairement, ils auraient compris qu’il était le Dieu qui s’est manifesté sous forme humaine…. Les hauts dignitaires du Judaïsme ont bien voulu s’emparer de lui et le lapider. En réalité il n’a point annoncé devant eux, d’une façon transparente, qu’il était Dieu, mais, en général, il utilisait beaucoup de paraboles dans son langage.[2]»
 
Le pape Chnoudah lorsqu’on lui demanda pourquoi Jésus n’a-t-il pas déclaré ouvertement sa déité. Il répondit : « S’il avait dit à son sujet qu’il était un Dieu, il aurait été lapidé. S’il leur avait dit : « Adorez- moi!» Ils l’auraient lapidé aussi. Sa mission s’est terminée avant même qu’elle ne commence…. Les gens ne peuvent pas concevoir un tel phénomène. Il a dit à ses élèves: «J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pourrez pas les supporter maintenant.» (Jean 16/14)[3]Il est inacceptable, voire ridicule d’attester que les Juifs ont fait peur à Dieu et même à Jésus qui affrontait souvent ces mécréants et qui se permettait de les menacer on ne peut plus clair :Malheureux êtes-vous scribes et pharisiens hypocrites…, guides aveugles… vous qui ressemblaient à des sépultures blanchies. Serpents, engeance de vipères, comment pourriez-vous échapper au châtiment de la géhenne?(Matthieu 34-13/23) Après cette sincérité dans la menace, comment pourrait-il être obscur et vague en déclinant sa véritable identité face à l’humanité entière? Non, c’est là un égarement manifeste et un travestissement évident.
 
Ni les apôtres du Christ, ni les adhérents en sa religion, parmi ses contemporains, n’ont cru en cette déification, puisqu’ils ne l’ont pas adoré et croyaient, en toute honnêteté, qu’il était un messager de son Créateur. La plus grande preuve sur laquelle se basent les Chrétiens ne se trouve que dans l’Evangile de Jean et dans les épîtres de Paul, alors que les trois autres Evangiles ne renferment aucune preuve franche affirmant cette déification. L’absence de cette preuve dans les trois premiers Evangiles a poussé Jean – ou l’auteur anonyme qui a écrit le quatrième Evangile – à rédiger un Evangile pour y décrire la nature divine de Jésus. Il a donc écrit, à la fin du premier siècle ce que les autres n’ont pas mentionné auparavant. Son œuvre est pleine d’idées obscures et sa philosophie bizarre ne reflète point le milieu simple où le Christ a vécu avec toutes les personnes qui ont cru en sa mission.
 
Ce manque de preuvesnettes se rapportant à la déification de Jésus a poussé les Chrétiens à modifier les diverses éditions des Evangiles et ainsi ils ajoutèrent l’unique passage de la déification dans Jean 1-(5/7). De la même façon, les paroles de Paul furent modifiées : Et, sans contredit, le mystère de la piété est grand, Dieu a été manifesté en chair …(Epître première à Timothée 3/16) Ce verset, comme l’a souligné le vérificateur Chrisberkh, a été modifié ; dans l’original le mot Dieu n’existait pas mais un pronom de la troisième personne du singulier «il » ou « qui » et était ainsi libellé : Assurément, il est grand le mystère de la piété, il a été manifesté dans la chair… (Epître première à Timothée 3/16). Le moineJeams Anis rapporte la cause de cette falsification et son histoire : «Les premiers théologiens n’ont pas cité ce verset parmi les nombreux autres pour affirmer la nature divine de Jésus et détruire l’hérésie de Arius, selon laquelle le Fils est d’une nature inférieure à celle du Père. Cette attitude des maîtres en théologie pousse à croire que la lecture du pronom dans le verset en question est plus correcte. La raison de ce changement dans les versions grecques réside dans le fait que le nom de Dieu, dans cette langue, s’écrit, en abrégé avec deux lettres (CΘ) et se rapproche beaucoup dans sa calligraphie de celle du pronom « qui » ou « il » qui s’écrit ainsi (C(ОCela ressemble aux deux lettres de l’alphabet arabe le dj جـ)) et le ha (حـ)qui ne se distinguent que par l’absence ou la présence du point.
 
Il est vraisemblable que les scribes ont ajouté ce petit trait pour clarifier le sens dans certains manuscrits. Le vocable {Qui} a été remplacé par le mot {Dieu} et cette façon de lire s’est répandue dans toutes les versions du Moyen-Âge, contrairement à celles qui étaient plus anciennes et où l’on ne rencontrait que le pronom : {Qui}.[4]» Si nous relisons correctement le verset rapporté par Paul et sans le changement volontaire qu’on lui a fait subir nous comprendrons qu’il parle de l’apparition de la piété dans un corps vivant. S’appuyant sur cette idée, les traducteurs modernes y ont vu l’incarnation corporelle de Dieu dans le Messie. Pour bien comprendre les paroles de Jésus, dans toutes ses réalités, retournons à l’origine grecque. Dans la traduction grecque le vocable Dieu est employé dans le sens défini (τον θεον) quand il a dit : «Le Verbe  était chez Dieu.» Il est traduit en langue anglaise par (God) sa première lettre radicale est écrite en majuscule pour exprimer que la déité est véritable et ceci est le premier paragraphe. Ensuite le texte grec continue et nous informe «Le Verbe était Dieu.» (και θεος ην ο λογος ), le mot Dieu est indéfini. Il devait être traduit en anglais (god) avec une lettre minuscule pour bien rendre que l’idée de la déité était allégorique. Il en va de même du passage de l’Exode : «Je t’établis comme dieu pour le pharaon.» (L’Exode 7/1) Ἰδοὺδέδωκάσε θεὸνΦαραω καὶ. Le terme dieu dans ce passage de l’Evangile de Jean est indéterminé; il n’est donc pas un nom propre désignant l’Omniprésent.
 
Mais la surprise réside dans le fait d’utiliser ce mot défini pour parler de Dieu. Ce vocable (ο θεος) ne donnepas, dans la Bible, la déification à Jésus. Elle est attribuée à Satan par Paul, celui-ci l’a appelé : «Satan, dieu de ce monde a aveuglé, l’intelligence des non croyants» (Corinthiens II- 4/4). Les diverses traductions arabes et anglaises en ont fait un nom indéterminé (a god) alors qu’il est déterminé dans la version grecque (εν οις ο θεος του αιωνος). Ainsi donc l’emploi dans les traductions arabes et internationales du terme dieu dans l’Evangile de Jean : «Le Verbe est Dieu» est une sorte de travestissement et de falsification[5]
 
Dans la version catholique de la compagnie de Jésus et dans celle de la traduction arabe commune, ce changement a été enlevé, ce qui donne : Assurément, il est grand le mystère de la piété, il a été manifesté dans la chair… (Epître première à Timothée 3/16).Ici, le nom de Dieu a disparu, le sens a changé et par voie de conséquence la preuve de la déification du Christ s’est évaporée. Ainsi, les traducteurs ont modifié la lettre de Jude. Cette dernière, selon la version des Protestants, donne l’impression que Jésus est : Celui qui peut vous garder de toute chute et vous faire paraître sans défaut et pleins de joie en sa glorieuse présence, au Dieu sage et unique, notre Sauveur notre Seigneur, gloire, grandeur, puissance et autorité, avant tous les temps, maintenant et à jamais. (Epître de Jude 24/25).En réalité, le texte évoque Dieu, le Sauveur, et non pas le fils de Marie (B.S.D.L). Le même verset dans la version de la compagnie de Jésus est libellé de cette façon : au seul Dieu, notre Sauveur, par notre seigneur Jésus-Christ, gloire, majesté, force et pouvoir. La version des Protestants a supprimé le nom du Christ pour donner l’illusion qu’il est, personnellement, le sauveur des gens et non point un intermédiaire pour leur obtenir ce salut puisqu’il est le : Dieu sage et unique,alors que le texte catholique parle du : au seul Dieu, notre Sauveur.
 
Face à leur impuissance à trouver des preuves incontestables pour la déification de Jésus, ils ont recouru à la transformation des textes. Jouant leur dernière carte - du reste, très mauvaise- ils ont osé tripoter l’expression utilisée par Paul et consignée dans le livre des Actes des Apôtres. Ils lui ont fait dire : «Soyez les bergers de l’Eglise de Dieu qu’il s’est acquise par son propre sang.»(Les actes des Apôtres 20/28). Le Christ est donc celui qui a gagné l’Eglise par son sang. Aganatius a enregistré : «Jésus le Messie est appelé Dieu et il a été dit à propos de son sang que ce dernier est celui de Dieu.[6]»
 
L’authenticité et la précision de cette lecture ne sont point acceptées. Les vérificateurs de la version des moines de la compagnie de Jésus ont mentionné en marge de ce texte : «Il existe des lectures bien différentes : {{l’Eglise du Seigneur Jésus}}, ou {{Jésus le Messie}} ou {{le Seigneur}} ou {{le seigneur et Dieu}}.» Le moine Tadarîs Jacob El-Maltais l’a clarifié dans son oeuvre, il a enregistré : «L’expression {L’Eglise de Dieu} est rendue dans plusieurs manuscrits et en particulier dans ceux rédigés en langue syriaque par {L’Eglise du Seigneur}.[7]»
 
Devant ce fait accompli, les imprimeurs de la Bible ont nié ces lectures trop nombreuses contenues dans plusieurs manuscrits et se sont permis de choisir ce qui leur plaît dans le cadre de leurs débats et de leurs recherches de preuves pour concrétiser les notions de la déification du Messie.
 
Il est de bon escient de remarquer que certaines versions anglaises de la Bible comme (Good News Bible) et la version (Contemporary English Version) et ont rapporté : que «through the blood of his Son»signifie qu’il l’a acquise à travers le sang de son Fils. Ces versions distinguent entre le Maître de l’Eglise (Dieu ou le Père) et son Fils, celui dont le sang a coulé. Ils ont recouru à la modification quant ils n’ont pas trouvé une explication plausible à la déificationde Jésus.
 
Ô vous qui êtes à la recherche de la vérité, nous vous tendons la main et vous prions de bien vouloir vous joindre à nous. Nous étudierons alors et ensemble, avec neutralité et objectivité, les preuves écrites des Chrétiens qui soutiennent, selon eux, que la déification de Jésus (B.S.D.L) est une réalité qui n’admet aucun doute.
 
 
 
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[1]) Il nous faut faire l’exception des témoins de Jéhovah et de certaines églises monothéistes. Ceux-ci ont nié la déification de Jésus et la trinité, malgré leur foi en la Bible car ils n’y ont pas trouvé des preuves confirmant ces croyances. Ces dernières résultent des avis des participants aux divers conciles et c’est pour ces raisons qu’elles  les ont été rejetées. (Note de l’auteur du livre)
 
[2]) La manifestation de la vérité de Rahmatoullah El-Hindî- T : 3 –Pages : 718/724.
 
[3]) Voir:
 
a) Des années avec les questions des gens (Questions de théologie et des croyances) du pape Chnoudah – P : 46.
 
b) Dieu dans le Christianisme de ‘Awad Sam‘âne – Page : 369.
 
[4]) Voir :
 
La science de la théologie officiellede Jeams Anis – Page : 206
 
La manifestation de la Véritéde Rahmattoullah El-Hindî – T : 2 – Page : 460.
 
[5]) Voir :
 
a) Deux débats à Stokholm de Ahmed Dîdât- Page : 135/137/
 
b) Jésus en Islam Ahmed Dîdât – Page 84/87.
 
[6]) La science de la théologie officielle de Jeams Anis – Page : 209.
 
[7]) Les actes des Apôtres du vicaire Tadarîs Jacob El-Maltais.

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