LES SEPT CIEUX

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LES SEPT CIEUX

 

Le Coran est formel, l'univers est constitué de sept cieux superposés, ainsi que l'atteste le verset suivant : « N'avez-vous pas vu comment Dieu a créé sept cieux superposés ? » (Coran 71.15). Il ne s'agit pas de strates horizontales, bien entendu, car dans un univers courbe, tout ce qui existe subit les effets de cette courbure spatiale. Ce sont des cercles concentriques, qui sont contenus les uns  dans les autre, pour un observateur donné, car il est dit par ailleurs,  d’une façon admirable et on ne peut plus juste : « Nous avons créé sept cieux au dessus de vous. » (Coran 23.17). Comme le monde est sphérique, les cieux superposés prennent naturellement l’apparence des feuilles d’oignons qui se recouvrent les unes les autres.

 Ce qui a fait dire notamment à Kasimirski, que : « d'après les Mahométans, les cieux sont disposés les uns sur les autres comme l'enveloppe de l'oignon. » Cela est dit avec toute la dérision pour démontrer l’inanité du Coran qui veut faire d’un ciel unique, une multitude de cieux. Sans compter la dénomination de mahométans, forme dénaturée et impropre du terme « musulmans ». Kasimirski, à l’image d’autres orientalistes n’a pas eu le mérite  d’observer le détachement nécessaire, que tout traducteur se doit de tenir à l’égard de son travail. Ses motivations personnelles et  ses choix affectifs,  ont souvent pris le pas sur les considérations morales. Mais il n’est pas donné à tout le monde de disposer de l’honnêteté requise pour effectuer un tel travail. Conséquence,  la traduction du Coran, finit souvent par ressembler à une entreprise de démolition, où peu de chose subsisterait après le passage de l’engin. Nombre d’orientalistes,  peut être même à leur insu,  ne seraient que des adeptes littéraires d’Attila, où rien ne repousserait plus après le passage de leurs  stylos. Il ne s’agit pas d’un canular à bon marché mais d’une réalité historique.

Une preuve de plus ? Entre 1141 et 1143, sous l’influence de Rome et l’égide des papes Victor IV et Célestin II, l’abbé de Cluny (France) Pierre le Vénérable, entreprit de faire traduire le Coran en latin par Robert de Rétines, assisté des moines de l’ordre de Cîteaux. Ce travail devait procéder d’un esprit de croisade, ainsi que le démontre la lettre adressée par Pierre le Vénérable à Saint Bernard ;  le premier nommé recommandait d’utiliser cette traduction comme un moyen de désavouer l’Islam ! Elle devait  constituer une arme  aux mains des Chrétiens, afin de contrecarrer la religion musulmane et de décourager d’éventuelles conversions !  Ceci pour l’histoire. Même si de telles recommandations ne sont plus de mise, cela n’a pas empêché nombre  d’orientalistes  et de spécialistes de l’Islam, de  jouer aux censeurs et aux donneurs de leçon à travers leurs travaux.

Le chiffre de sept cieux évoqué par le Coran,  pourrait n’être que symbolique, selon certains milieux musulmans, d'autres au contraire le prennent au pied de la lettre et lui attribuent sa véritable portée. Les deux sources ne sont pas contradictoires, puisqu’elles se rejoignent en fin de compte  pour démontrer, que les cieux ne sont pas une simple et unique enveloppe qui recouvrirait l’univers.  Le ciel  immense et uniforme d’apparence  est en fait un assemblage de cieux multiples et différents, qui ont des fonctions variées et complémentaires. Le ciel unique n’existe pas. Chaque structure cosmique possède son ciel propre,  et se trouve  entourée par un ciel plus vaste, comprenant  d’autres corps cosmiques, jusqu’à atteindre la totalité de l’univers. A l’image des Matriochka  russes, ces poupées gigognes, qui s’emboîtent les unes  dans les autres. Sauf, que les mères Matriochka sont indépendantes les unes des autres, alors que les cieux forment effectivement des couches concentriques qui enveloppent l’univers et où chaque entité  possède sa propre spécificité.

Les civilisations judéo-chrétiennes qui parlent d’un ciel unique, ont été influencées par la Bible. La Genèse biblique,  évoque « le ciel », au masculin,   onze fois de suite, alors que le Coran, fait pratiquement toujours référence aux cieux multiples. Une position et une opposition, qui n’est pas seulement de forme et de principe, mais qui révèlent des différences  de conception. Pour le Coran, chaque structure céleste est entourée d’un ciel local, qui s’intègre dans une entité plus vaste, qui elle-même, fait partie d’un ensemble plus imposant jusqu’à arriver aux limites de l’univers.

Dans la présentation de la hiérarchie universelle, Jean Claude Pecker, Directeur de l'institut d'Astrophysique de France et spécialiste des atmosphères propose le schéma suivant, selon lequel, les planètes constituent le premier degré de la classification puis viennent ensuite, successivement les étoiles, les amas globulaires, les galaxies, les amas galactiques, les super amas galactiques et enfin, le contenant de l'ensemble de la création, l'univers observé. Bien entendu, chacune de ces structures est entourée d’un ciel qui lui est adapté, qui s’intègre à son tour dans un ensemble plus vaste. L'univers est ainsi formé de sept niveaux hiérarchiques qui vont de la planète à l'univers. Au fur et à mesure que l'on s'élève dans l'échelle, on note une décroissance de la densité moyenne du milieu et un accroissement des dimensions.

La découverte des structures de l'univers ne remonte qu'au 20ème  siècle. Jack Burns, Directeur de l’Institut d’Astronomie du nouveau Mexique (USA), note que  « la majorité des astronomes était persuadée, il y a quelques décennies, que la structure à grande échelle de l'univers était uniforme, sans caractéristiques particulières. Or, depuis quelques années, les spécialistes de l'astronomie, de la physique et de la cosmologie ont conjugué leurs efforts pour résoudre ce problème. Notre compréhension des structures que l'on observe aujourd’hui dans l'univers en a été bouleversée... La découverte des superamas et des vides intergalactiques est l'un des progrès les plus importants accomplis en astronomie observationnelle depuis dix ans. »

Ces découvertes ont permis de confirmer pour un observateur terrestre,  l’existence de cieux concentriques, qui s’enveloppent les uns les autres et que les savants n'ont pu déceler auparavant.  Ces cieux concentriques, le sont par rapport à un observateur. Des précisions sont fournies pour permettre d'établir une classification. Ainsi,  le Coran précise : « Nous avons orné le ciel le plus proche de la terre de « massabih », pour lapider les démons. » (Coran 67.5).

La lapidation suggère l'action de lancer les pierres. Le rapprochement avec les météorites à grande vitesse, qui s'enflamment par échauffement au contact de l'atmosphère, à quelque 200 kilomètres d'altitude est évident. Le ciel de la terre est  donc formé par l'enveloppe immédiate entourant la terre,  qui commence avec  l'atmosphère et s’étend beaucoup plus loin,  puisque le Coran ajoute : « Nous avons orné le ciel le plus proche de planètes. » (Coran 37.6) Or, celles-ci sont  situées à des centaines de millions de kilomètres, voire à plus de 5 milliards de kilomètres  pour Pluton.  Cette précision permet de considérer que l'ensemble du système solaire,  est entouré du premier ciel ; l'équivalent d'une bulle ou d’un cocon  de dix à vingt milliards de kilomètres de diamètre, dont l’intérieur abriterait le soleil, les planètes et leurs satellites. A cette échelle, on peut voir grand, sans risquer de dépasser les frontières. 

Si la Terre symbolise la position spatiale d’un observateur  donné, selon le Coran,  pour qui les sept cieux sont une réalité, il n’en reste pas moins que chaque créature peuplant l’univers, qu’elle que soit sa position cosmique où la galaxie à laquelle elle appartient, est également au centre d’un système recouvert par les sept cieux. Dans la réalité, le nombre de cieux locaux, est fantastique,  de l’ordre de plusieurs milliards de milliards, puisque chaque système stellaire, possède son  propre ciel local. Cependant,  chaque être créé dans l’univers est inclus à l’intérieur d’un système céleste concentrique, formé effectivement par sept cieux !

D’ailleurs le Coran ne manque pas de préciser : «Nous avons créé au dessus de vous sept cieux. »  - Il n’a jamais déclaré : « Nous avons créé sept cieux dans l’univers », car telle n’est pas laréalité.Comme par ailleurs, et contrairement  aux Bibles juive et chrétienne, le Coran reconnait l’existence de myriades de civilisations extraterrestres, car le monde ne saurait être la seule planète habitée dans un univers qui comprend des milliards de milliards de planètes plus ou moins identiques à la nôtre, thème qui sera abordé plus loin, la conclusion est que chaque être créé dans l’univers se trouve au centre d’une structure bordée de cieux concentriques. Ainsi dans sa description de l’univers, le Coran Sacré s’applique aussi bien aux terriens qu’aux habitants des autres planètes, quand bien même, elles seraient situées à dix milliards d’années-lumière de la Terre ! Ce qui est tout simplement extraordinaire, mais dénote, une fois de plus, son origine divine absolue. Car aucun ouvrage au monde, qu’il soit religieux ou profane, scientifique ou philosophique n’a su énoncer  une vérité aussi prodigieuse. A elle seule, une  certitude aussi éclatante ferait se prosterner à la Gloire d’Allah, le Seigneur et Créateur de l’univers,  le plus endurci des incroyants.

Le Coran n’omet pas d’ajouter : « Il (Dieu) a révélé à chaque ciel ses fonctions. » (Coran 41.12).  Comment un homme, fut-ce le Prophète Mohammed, ou même l’ensemble de l’humanité avec ses savants, pouvait-il savoir que chaque être créé dans l’univers est au centre de structures concentriques célestes, et que chacune d’elles possède ses caractéristiques propres.  Là où la science n’avait observé qu’un ciel uniforme et sans limite ? Dans les faits,  chaque ciel va avoir une fonction précise, des caractéristiques propres et un fonctionnement indépendant des autres structures célestes.

Ainsi, par ordre croissant de distance, un terrien  abordera l’atmosphère terrestre, avec ses différentes composantes où se consument les étoiles filantes,  puis Mercure, Vénus, le soleil, Mars, la ceinture d'astéroïdes,  Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Pluton. Le ciel local possède cette  particularité d'avoir une identité propre, puisqu’il recèle tout le système solaire avec ses planètes, ses météorites et tourne sur lui-même, tout en se déplaçant à raison de 72 000 kilomètres à l'heure, vers un objectif, l'Apex, situé dans la constellation d'Hercule, confirmant son identité propre.

Le deuxième ciel est formé par les amas ouverts qui sont des regroupements de quelques dizaines à quelques milliers d'étoiles, et les amas globulaires renfermant jusqu'à un million d'étoiles. Les premiers possèdent un diamètre de quelques dizaines d'années-lumière et les seconds, environ 150à 200 années-lumière, soit deux cent mille fois celui du ciel le plus proche. Les amas constituent des familles d'étoiles supposées être issues d'une seule structure initiale, englobant le système solaire.

Le troisième ciel  est celui qui enveloppe la Galaxie avec un diamètre de 150 000 années-lumière pour une population de 100 à 200 milliards  d'étoiles. Cet ensemble est solidaire, possède se caractéristiques propres et effectue une rotation sur lui même en 250millions d'années approximativement.

Le quatrième ciel regroupe la Voie Lactée ainsi qu'une vingtaine d'autres galaxies situées entre 165 000années-lumière pour le Grand Nuage de Magellan et 3 330 000années-lumière pour Maffei 1. C'est une bulle de 8 millions d'années-lumière de diamètre (près de soixante fois celui de la Galaxie), connue sous le nom d'Amas Local.

Le cinquième ciel contient plusieurs milliers de galaxies dont la Voie Lactée, bien entendu, à l'intérieur d'un volume de plusieurs dizaines de millions d'années-lumière. « Notre amas local fait partie du Super amas de la Vierge, précise Hubert Reeves. La région centrale des super amas est généralement occupée par une galaxie monstrueuse dont la masse équivaut à plusieurs centaines de galaxies normales. Elle manifeste une activité extraordinairement puissante et se distingue par une quantité de propriétés insolites. On a toutes les raisons de croire que les autres galaxies gravitent autour d'elle, comme les planètes autour du soleil ou les étoiles autour de l'axe de notre Voie Lactée. Ces galaxies du Super Amas s'approchent lentement du centre. Certains astrophysiciens prétendent même que les galaxies sont irrésistiblement attirées par "un trou noir" qui les dévore. Notre Super Amas possède sa galaxie cannibale, elle se nomme Messier 87. »

Le sixième ciel est constitué par l'ensemble de l'univers, puisque selon les observations qui ont été effectuées jusqu'à présent, la hiérarchisation galactique s'arrête aux super amas. L'échelon supérieur ne pourrait être que le ciel universel qui contient tout ce qui existe comme matière, énergie, espace, temps et vie et autres spécificités. Son rayon « connu », serait de 15  milliards d'années-lumière. Sa population fantastique est de plusieurs milliards de galaxies renfermant chacune plusieurs milliards d'étoiles et abritant aussi toutes sortes de phénomènes que les savants étudient avec intérêt, notamment  les quasars, les trous noirs et autres objets étranges. Le sixième ciel marque la limite de l'infranchissable. C'est le vide qui entoure l'univers et qui permet à l'expansion de se poursuivre normalement. A ce niveau, nul n'est  en mesure de donner des ordres de grandeur, car jamais personne ne pourra scruter "derrière" les limites de l'univers.

Le septième ciel enfin domine la Création et restera toujours hors d'atteinte de l'expansion de l'univers. La tradition musulmane y situe l'Enceinte de la Sainteté, où se manifeste la Présence Divine et où se trouve le Trône Céleste. L'Archétype du Coran y est gardé précieusement à l'abri de toute altération. Le septième ciel c'est bien sûr l'emplacement du paradis, « large comme les cieux et la terre. » (Coran 85.33).Toutes merveilles marquées par le sceau de l'éternité et qui échappent à toute perception. Le Coran Sacré dit a cet effet : « Aucun être ne pourrait imaginer quelle félicité est réservée (aux croyants), en récompense de ce qu’ils œuvraient. » (Coran 32.17)

Les savants sont arrivés à admettre aujourd'hui l’existence des six premiers cieux concentriques par rapport à un observateur donné, car telle est la structure effective de l'univers. Pour des considérations métaphysiques, ils ne peuvent émettre un jugement approprié sur le septième ciel. Mais cela est dû uniquement à leur incapacité à saisir la réalité. L'existence des sept cieux est certifiée par le Seigneur de l’univers, tout au long du Coran. Cependant, le septième ciel restera toujours hors de portée de l'intelligence humaine.

Les cieux concentriques ne sont que l'effet de l'ordonnancement et de la hiérarchisation cosmique, selon le modèle conçu par Dieu. Au début de la Création, le ciel le plus proche était celui qui entourait l'atome primitif. Après le big bang et l'expansion, l'univers est entré dans une phase d'organisation et de spécialisation. La formation des super amas galactiques, des amas, des galaxies, des systèmes stellaires a entrainé une adaptation de l'espace en conséquence, et c'est ainsi qu'à partir du ciel unique primordial,  sont nés les sept cieux,  ainsi que le souligne le Coran : « Il (Allah) s’est ensuite adressé au ciel qui était sous forme de fumée (particules) et lui dit ainsi qu’à la Terre : Venez de gré ou de force. Ils dirent, nous venons obéissants. Il décréta d’en faire sept cieux…et révéla à chaque ciel sa fonction… » (Coran 41. 11-12)

Alors que de tout temps, le modèle des cieux multiples et concentriques a été vigoureusement combattu, aujourd'hui c'est la tendance inverse qui s'affirme, grâce aux révélations coraniques, mais aussi aux observations réalisées. Toutes ces découvertes ont permis de confirmer que les cieux concentriques, s'enveloppant les uns les autres sont bien une réalité scientifique, que les savants n'ont pu déceler avant ce jour. Mais cela n'a pas empêché le Coran Sacré de le souligner déjà au moment de sa révélation, offrant ainsi aux astrophysiciens modernes un incomparable modèle d’enseignement et de référence.


 

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