LES VENTS QUI FECONDENT

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LES VENTS QUI FECONDENT

 

Le Coran dit : « Nous envoyons les vents qui fécondent (les nuages) et Nous faisons descendre du ciel, l'eau avec laquelle Nous vous abreuvons... »  (Coran 15.22).

Les anciens connaissaient les propriétés du vent qui déchaîne les tempêtes, chasse ou amène les nuages, soulève la poussière ou provoque simplement un déplacement d'air. Mais personne ne pouvait imaginer qu'il possède un pouvoir de fécondation. Par contre les scientifiques modernes ont pu déceler dans cette description, une allusion au phénomène de pollinisation dans lequel le pollen, élément mâle, est transporté par le vent jusqu'aux stigmates situés dans le pistil, pour assurer la fécondation. Ce qui est effectivement le cas, mais pas seulement, ainsi qu’il sera démontré ci-dessous.

La pollinisation par le vent ou anémophilie joue effectivement un grand rôle dans la nature. Elle constitue une autre forme de pollinisation  qui est assurée par les insectes, et qui est connue sous le nom d'entomophilie. En dépit de leur importance, ni l'une ni l'autre des deux formes de fécondation ne semblent correspondre à l'optique de cette citation coranique. Pas plus la version d'Edouard Montet qui estime dans ses notes que « les vents fécondent la terre à travers les nuages de pluie qu'ils transportent et qui arrosent le sol ». Ces points de vue sont d'ailleurs contradictoires entre eux. Pour les uns, le vent féconde les plantes, pour les autres, il féconde la terre, à travers les nuages. Alors qu’en réalité,  dans la citation coranique, il féconde les nuages, qui à leur tour vont fertiliser le sol.

Une analyse du passage en question  permet cependant de tirer des conclusions qui s'accordent mieux avec la réalité. La conjonction "fa" qui lie les deux parties de la phrase exprime la continuité de l'action. Le vent féconde  les nuages (sous entendus) afin de faire descendre l'eau du ciel. Il est relativement aisé de constater que le Livre Sacré associe presque systématiquement le travail du vent au développement des nuages dans les phénomènes atmosphériques. Les extraits suivants sont parlants : La sourate 7 57, évoque les vents qui portent les lourds nuages, la sourate 30.48, traite des vents qui élèvent les nuages (convection), la sourate 35.9, des vents qui élèvent et conduisent les nuages (circulation atmosphérique) etc. Le vent possède des fonctions multiples et diversifiées. L'une d'elles consiste précisément à féconder les nuages. Cette explication ne doit rien à l'imagination. Elle rend parfaitement le sens du message dans son originalité. Elle correspond aussi à l’expression sous-entendue dans le texte. Dans cette optique, la formulation du verset devrait avoir le sens suivant : « Nous envoyons les vents qui fécondent (les nuages) et Nous faisons descendre du ciel, l'eau avec laquelle Nous vous abreuvons... » La phrase acquiert une cohésion et une logique en adéquation avec la réalité physique. La fécondation des nuages est du reste un phénomène courant dans la nature, bien que ses mécanismes n'aient été démontrés qu'au courant de ce siècle.

Brièvement,  le processus se décline ainsi : l'ascendance des masses d'air saturées d'humidité a pour but d'amener la condensation de la vapeur d'eau et la formation de nuages porteurs de pluie. Pour être efficace, la condensation de la vapeur d'eau nécessite la présence de noyaux de condensation, constitués de cendres de combustion, de particules de sel arrachées à la mer, de résidus provenant des éruptions volcaniques et encore d'organismes d'origine végétale tels que pollen, spores, etc. Lorsque les conditions voulues sont réunies, la vapeur se condensera autour de ces noyaux en donnant de minuscules gouttelettes. A leur tour, et sous l'influence de différents facteurs, dont les turbulences provoquées par le vent, les gouttelettes vont fusionner entre elles (il faut environ 100 000 à 1 000 000 de gouttelettes pour former une seule goutte d’eau) et donner naissance à de véritables gouttes d’eau. Leur poids sera alors assez lourd pour vaincre la force des courants ascendants et la pluie arrive jusqu'au sol.

A travers cette courte description,  l'importance capitale du vent qui manifeste son action à tous les stades, apparait comme fondamentale. C'est le vent qui arrache et transporte parfois sur des distances considérables, les noyaux de condensation qui sont destinés à ensemencer et à féconder les nuages. C'est le vent qui est la cause de l'ascendance des masses d'air humides, entraînant leur condensation par refroidissement. C'est encore le vent qui provoque les turbulences à l'intérieur des nuages,  mettant les gouttelettes en contact entre elles pour fusionner et former des gouttes plus importantes.  C'est le vent enfin qui reste le véhicule universel de la circulation atmosphérique dans la planète et qui déplace les formations nuageuses.

L'absence de vent est impensable dans la nature, car elle signifierait  tout simplement l'absence de vie. De même, les formations nuageuses privées de vent ne sauraient exister, et avec elles, tout ce qui vit sur terre. Son action est vue par le Coran comme une Grâce et une Miséricorde de Dieu. « Le vent conduit les nuages vers les terres desséchées et les féconde pour faire descendre la pluie. » (Coran 7.57). Voilà pourquoi la référence à son pouvoir fécondateur doit être rattachée aux formations nuageuses et non au règne végétal ou à la surface du sol

Les spécialistes qui étudient l'interdépendance des phénomènes ont précisément reconnu le rôle irremplaçable du vent dans la formation de la pluie. En imitant ces mécanismes, ils en sont arrivés à reproduire la pluie artificielle ou l'ensemencement mécanique qui consiste justement à féconder les nuages stériles. Ce procédé vise à répandre au dessus des formations nuageuses présentant des caractéristiques requises, de la neige carbonique ou des cristaux d'iodure d'argent afin d'amener la vapeur d'eau à se condenser autour des noyaux, entraînant de proche en proche les conditions propices au déclenchement des précipitations. L'avion a parfois suppléé le vent pour le transport des noyaux,  mais les experts n'ont pu substituer totalement tout le processus, notamment dans le domaine de la convection thermique, des turbulences et d'autres phénomènes qui sont restés hors de leur portée. Les résultats des expériences ont pâti de ces insuffisances. L'augmentation des précipitations chiffrée à quelques pour cent, ne justifie pas, du moins en l'état actuel des choses, la généralisation d'une méthode qui s'est avérée, encore, aléatoire et problématique.

Cependant, cette démarche, outre le fait d'être perfectible, a l'avantage de témoigner de l'existence et de la réalité de mécanismes complexes révélés par le Coran. Les explications contradictoires et irrationnelles, qui ont été parfois avancées par les orientalistes, loin de nuire au Texte Sacré, n'ont fait au contraire que renforcer l'opinion, que ce Livre renferme des vérités que l'humanité aura mis longtemps à découvrir, et qui confirment son origine divine exclusive.

 

 

 

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