MARIE (MERIEM) et JESUS (‘ISSA)

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MARIE (MERIEM) et JESUS (‘ISSA)

’Issa (Jésus) tout en étant le Prophète de Dieu, à l'image des Prophètes  déjà cités, était simultanément Son Messager, puisqu’il a été chargé de transmettre les Paroles contenues dans l'Evangile, ce qu’ont fait avant lui, Abraham, David et Moïse, en révélant les Feuillets, le Zabour et la Torah, puis le Coran Sacré a été communiqué par le Prophète Mohammed, par la suite. Le Christ était le continuateur d'une longue chaîne de Prophètes, dont la  mission consistait à diffuser le Message authentique émanant de Dieu, car tous les écrits précédents avaient été perdus, oubliés ou altérés. Le Coran atteste qu'iln'est pas le Fils de Dieu, qu'il n'a aucunement appartenu à une Trinité dont l’existence n’a été reconnue par aucune autre religion monothéiste au monde. Même les Israélites, les propres membres de sa communauté, qui auraient été certainement honorés de compter parmi leurs semblables, un Fils de Dieu, Unique mais aussi illusoire  n’ont pu cautionner une démarche aussi utopique, hors de toute raison.

Certes dans d’autres croyances anciennes, la vénération de certaines Trinités particulières était de pratique courante, mais  c’est la première fois qu’une telle notion a été introduite dans une religion monothéiste, censée n’admettre que l’existence d’un Dieu Unique, Tout-puissant, Incréé et Eternel. Pour contrer les idées émises par les Israélites, qui pensaient que la Trinité, n’était qu’une fantasmagorie de plus à l’actif des conciles, afin de s’approprier une parcelle de divinité,  les papes sortirent un solide dossier relatant  l’historique des différentes Trinités, à travers les âges, d’où il ressort qu’effectivement une telle structure n’était guère inconnue de par le monde.  Bien avant le Christ, les Hindous adoraient déjà, une triade de divinités,  sosie de la Trinité,  connue sous le nom de Trimurti,  qui  comprenait :

          Brahma, le premier dieu créé et créateur de toute chose ; il  possède quatre bras, afin d’accomplir beaucoup de tâches à la fois, mais aussi quatre têtes,  tournées vers les quatre points cardinaux, de sorte que nul ne pourrait  le surprendre, sans être démasqué bien avant. Ses visages et ses bras symbolisaient son omniscience et son omniprésence. Or selon la Bible, le prêtre Ezékiel aperçut pratiquement  une vision identique,  dans laquelle…: « On distinguait les formes de quatre êtres vivants avec une apparence humaine. Chacun d’eux avait quatre faces et quatre ailes. Sous chacune de leurs ailes, il y avait une main d’homme et les mains étaient tournées dans les quatre directions, de sorte qu’ils avançaient droit devant eux, sans tourner le corps. Chacun d’eux possédait les faces suivantes : une face humaine, une face de lion à droite, une face de taureau à gauche et une face d’aigle. Ils avançaient chacun droit devant soi et allaient où ils voulaient sans avoir à tourner le corps. » (Ezékiel 1. 1 à 12). Une description qui  présente beaucoup de similitudes avec celle de Brahma. Se seraient-ils inspirés d’une même entité ? Les Chrétiens  prétendent que cette représentation   symbolise les quatre Evangélistes. Comme chaque communauté tirait  la couverture à elle afin de disposer d’une structure  en toute propriété, il  ne reste plus qu’à croire en l’existence de plusieurs de ces entités, pour satisfaire toutes les parties.

          Shiva est le second dieu de la Trimurti hindoue. Officiellement, il est le destructeur et le créateur, cependant en inversant les fonctions, la logique y gagnerait en méthodologie. Il régit le monde par sa danse cosmique ; il est le dieu dansant. Il  peut régénérer sous de nombreux aspects, aussi bien  terribles que bénins. Il est vénéré sous la forme du Linga (emblème phallique) qui associé à la Yoni (emblème vaginal), représente les forces génératrices. Sa demeure est le mont Kaïlasa, au Tibet. Freud avait déjà introduit la notion de la sexualité culpabilisatrice dans les circonvolutions cérébrales des embryons en formation ; aussi quoi de plus normal que cette obsession resurgisse  dans les croyances primitives et soit vénérée par la suite.

          Vishnou,  est la troisième divinité suprême d’un grand nombre de sectes hindoues. Il représente les forces évolutives de l’univers, et peut avoir de nombreuses formes (lui aussi !). Il est doté,  de  quatre bras, portant un disque, une conque, un lotus et …une massue ; il vaut mieux être sur ses gardes dans cet univers d’êtres surnaturels où les anges se confondent aux monstres.

La Trimurti, régnait sur l’Inde, car dans la Grèce ancienne, les fidèles rendaient  un culte  à  la Triade olympienne, l’équivalent elle aussi de la Trinité et de la Trimurti.  Elle est composée de Zeus, la divinité suprême, dieu du ciel et  maître des dieux, qui fait régner l’ordre et la justice sur terre, la terre hellénistique, bien entendu.   Héra, son épouse,  était la déesse du mariage et Athéna, celle de la sagesse et de l’intelligence, qui est sortie toute armée du cerveau de Zeus, pour devenir, évidemment, la déesse de la guerre.

Les Romains n’étaient pas en reste. Ils possédaient eux-aussi leur Trinité appelée Triade capitoline, en référence à leur capitole. Elle était formée de Jupiter, le maître des dieux et en même temps le dieu du ciel, de la lumière, de la foudre, du tonnerre, bref de tout, ce qui se faisait et se défaisait en territoire romain. Un vrai dieu de dieu  mais de pacotille et à la puissance finie et toute relative ;  Sa femme Junon,  était  la déesse de la féminité et du mariage  et  Minerve, la déesse de la sagesse et de l’intelligence, protectrice et patronne de Rome. 

La mode des Trinités était  en vogue, avant même l’apparition du Christianisme. Chaque nouvelle génération étendait un peu plus les pouvoirs  et la puissance de sa Trinité afin de la rendre supérieure aux précédentes. Il n’était pas question, en effet, que les derniers modèles soient moins performants que les « tacots ». Au contraire les vieilleries finissaient pas devenir obsolètes et disparaissaient de la scène spirituelle. A ce challenge rigoureux, c’est la Trinité chrétienne qui remporte le palmarès de la distinction, puisqu’avec la Trimurti hindoue, elle demeure la seule à exercer une influence certaine sur ses adeptes. Toutes les autres, notamment les Trinités grecques et romaines, ont fait temps. Des divinités qui disparaissent dans le temps et  à travers l’espace n’étaient pas pour fortifier la foi des fidèles.

 L’avantage apparent des Trinités était d’empêcher l’apparition de dictatures divines. Effectivement le pouvoir  était détenu entre tous ses membre, qui en récompense, devenaient eux aussi de vrais dieux, égaux en droits et en devoirs. Cependant, même si l’existence des Trinités, était reconnue par les institutions, les structures officielles et les fidèles, leur mise en place   relativisait  quelque peu le pouvoir divin exclusif du paternel qui avant leur institution était  seul aux commandes et naviguait à vue,  alors que désormais, il est devenu un simple membre au même titre que les autres affiliés.  Forcément l’amour-propre de l’intéressé en prenait un coup.  Mais l’Eglise chrétienne, était passée maitre dans l’art de donner d’une main, pour récupérer le double de l’autre. Aussi cette année 391,  qui vit la naissance légale officielle de la Trinité chrétienne,  est une date importante pour l’Eglise, parce que de nouveaux équilibres ont été mis en place, et on avait un œil sur le patron.  

Auparavant les  gens parlaient vaguement de la Trinité,  car il n’y avait rien de concret, seulement des « on dit ». Maintenant, le rêve est accompli dans toute sa plénitude et les décrets ont été signés aussi bien par les papes que par les conciliaires. Il n’était plus question de faire marche arrière. A nouveau, les israélites, crièrent au scandale !  Ils le faisaient chaque fois qu’ils avaient à dissimuler leurs propres turpitudes. Une habitude qui tendait à s’ancrer  chez eux. Tout  au long de l’histoire,  ils n’allaient cesser de vitupérer contre les nouveaux venus qui s’employaient à les écarter de la scène céleste, afin de rester seuls aux commandes de la destinée humaine. D’abord, ils toisèrent les  Chrétiens, mais lors de leur apparition les Musulmane en eurent aussi pour leurs grades. Le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam, c’était une triade antinomique soue le couvert de monothéisme

La divinisation du Christ, constitue  une innovation aberrante. Pour les Musulmans, elle n’est que le pâle reflet de l’énormité du blasphème, conçu  par les prêtres et les docteurs de la Loi. La promotion déroutante du Christ et de la Vierge Marie à la divinité, permet à l’Eglise de tirer parti du  prestige qui en découle pour s’imposer au détriment des autres religions, qui ne disposent pas d’une telle structure. Pourtant, malgré cette foudroyante accession,  conçue de toutes pièces  à l’instar des autres divinités qui étaient vénérées avant lui,  Jésus ne saurait être qu’un homme entièrement créé,  dont la conception a été certes miraculeuse, mais qui n'en reste pas moins un être humain, démuni de tout attribut divin. A l’image d’Adam dont la création est plus prodigieuse, et qui pourtant n’a été déifié par aucune religion ou croyance. Il est inconcevable que le Seigneur de l’univers, qui est une pure émanation d’esprit, de lumière et de science, soit contraint à travers un lugubre scénario, d’engendrer un fils charnel, putréfiable, temporel et mortel.

Malgré tout,  l’Eglise soutient qu’effectivement le Christ est un être engendré par le Père éternel ; il ne saurait être créé, à l’image de l’ensemble de l’univers. Celui qui prétendrait le contraire serait déclaré hérétique. Cette façon de voir fait du Seigneur de l’univers, un Etre incapable de créer Jésus, alors qu’Il a  créé l’ensemble de l’univers, dont le Christ n’est qu’une particule infinitésimale, microscopique! Qui pourrait imposer au Créateur de l’univers, l’obligation d’engendrer un Fils par l’intermédiaire de la Vierge Marie, afin de reconstituer la métaphore du couple reproducteur, qui hante les limbes de l’inconscient ?  Qui a propulsé  la Vierge Marie,  à la qualité de Mère de Dieu, pour conforter les autres promotions, notamment celle du Fils et du Saint-Esprit, en élevant tout ce monde train à la divinité ?  En arrière plan, il fallait aussi reconstituer et  symboliser le couple reproducteur primordial, le mâle et la femelle ; le taureau et la génisse. Dieu le Père, impuissant de par ses seules facultés créatrices, obligé de s’adjoindre et d’être tributaire de la Vierge Marie, la sainte Mère de Dieu, féconde et généreuse, afin de procréer le Christ.

Il existe de par le monde plus d’un milliard de personnes, des Chrétiens évidemment, qui croient sincèrement, que le Seigneur de l’univers, s’est abaissé à engendrer, Jésus Fils de Marie,  en contradiction avec toutes les lois universelles qui régissent la création.  La faculté d’engendrer est une fonction nécessaire, imposée  à l’ensemble du règne végétal et animal, y compris l’homme, qui par contre, ne sera jamais en mesure de créer, quoi que ce soit, en raison de son impossibilité à le faire. A contrario,  le Seigneur de l’univers,  est la seule Entité dans l’univers, à disposer du pouvoir créateur ; Il peut tout créer, sans aucune limitation, sans restriction, mais Il est démuni des fonctions reproductrices, qui constituent une atteinte à Sa Grandeur et à Sa Dignité, une diminution de Lui-même et une contrainte qui lui aurait été prescrite par d’autres entités ou d’autres structures, dont Il n’a pu s’affranchir !

En effet, la création ne nécessite l’apport d’aucune source en dehors du pouvoir propre du Créateur, c’est l’expression de la Toute-puissance illimitée.  Alors que la procréation requiert toujours l’apport d’une tierce partie, qui  doit être compatible, et dont les gènes appartiennent aux lignées parentales. La création glorifie le Seigneur de l’univers, la procréation  partage  le  pouvoir entre ses concepteurs. Dieu est par nature et par nécessité un Créateur et non un procréateur ! L’homme par contre est un procréateur et ne saurait jamais devenir un créateur.

Pour l’Islam, la Vierge Marie ne saurait être une mère divine. Elle a toujours été et restera un être humain, de même que son fils, le Christ Jésus. Seule la conception de ce dernier a été miraculeuse, dans le sein de Marie. Tout le reste du processus s’en est strictement tenu au domaine scientifique et médical et aux lois de l’embryogenèse. Voici ce que dit Coran :« Et vint le jour où les anges dirent à Marie : « Ô Marie, Dieu t’a choisie. Il t’a purifiée, Il t’a élue parmi toutes les femmes de l’humanité. Ô Marie, sois dévouée au Seigneur. Prosterne-toi pour L'adorer et incline-toi devant Lui avec ceux qui L’adorent... » Les anges dirent à Marie : « Ô Marie, Dieu t’annonce une heureuse Parole de Sa part. Il aura pour nom le Messie (Al Massih) Jésus (‘Issa) fils de Marie (Meriem). Il sera honoré dans ce monde et dans l’autre et sera du nombre des proches de Dieu, il parlera aux hommes dès le berceau et sera du nombre des Justes. »

« Elle dit : « Seigneur, comment aurais-je un fils alors qu’aucun homme ne m’a approchée ? » C'est ainsi que Dieu crée ce qu’Il veut. Lorsqu’il a décrété une chose, Il dit : « Sois ! » et elle est. Dieu L’instruira dans les Ecritures, la Sagesse, la Torah et l’Evangile. Il l’enverra comme Messager aux fils d’Israël. » (Coran 3. 42 à 49).

La position du Coran est claire. Jésus qui a été conçu d'une façon miraculeuse, reste néanmoins un être humain  créé, dans toute l’acceptation du terme, et n’a point été, énorme blasphème, engendré, contrairement aux prétentions des Evangiles. Le Coran développe des arguments décisifs qui remettent en cause  sa divinité.« Dieu dit  à Jésus : « Ô Jésus, as-tu jamais dit aux hommes de te prendre, toi et ta mère pour des  divinités, en dehors de Dieu? » Jésus répondit : « Gloire à Toi, il ne m’appartient pas de déclarer ce qui n'est pas vrai. Si je l’avais dit, Tu l’aurais su. Tu sais ce qui est au fond de mon âme, et moi j’ignore ce qui est au fond de la Tienne, car Toi Seul connaît les secrets. Je leur ai dit ce que Tu mas ordonné de leur révéler :- Adorez Dieu, mon Seigneur et votre Seigneur. J’ai été contre eux un témoin tant que je suis demeuré parmi eux et quand Tu  m’as rappelé à Toi, c'est Toi qui les observais, Tu es le témoin de toute chose.  Si Tu les punis, ils sont Tes serviteurs, si Tu leur pardonnes, Tu es en vérité l’Omniscient, parfaitement informé du mystère. » Dieu dit : « Voilà le jour où  les justes profiteront de leur justice. Ils demeureront à tout jamais immortels au milieu des jardins baignés d’eaux vives. Dieu est satisfait d’eux, ils  sont satisfaits de Lui. C’est le bonheur sans limite. La Royauté des cieux et de la terre et de tout ce qu’ils contiennent (l’ensemble de l’univers) appartient à Dieu. Dieu est Tout-Puissant sur toute chose. » (Coran 5.116 à 120).

Lorsque Jésus dit: « J’ai été contre eux un témoin tant que je suis demeuré parmi eux, et quand Tu m'as rappelé à Toi, c'est Toi qui les observais... »,  cela implique qu’il n'a jamais prétendu être le Fils de Dieu, ni que sa mère participait à une quelconque divinité. Mais une fois qu’il a été élevé auprès du Seigneur, les hommes commencèrent à le déifier inconsidérément, comme toutes les légendes qui embellissent au fur et à mesure du temps qui passe. Le Christ n’a pas été crucifié lors du simulacre de procès qui s’est tenu, et dont les versions diffèrent selon les Evangélistes ; il aurait été élevé au ciel, ce qui a jeté une grande confusion dans la foule, où régnait déjà un chaos indescriptible.

Pour les Evangiles, la mort du Christ s’est déroulée dans des conditions particulièrement pénibles. Il aurait été victime d'une vaste conspiration entre les Juifs et les Romains et l’histoire de sa mission qui était vue comme une atteinte à l'ordre public et une tentative de renverser le pouvoir établi, a été rapportée jusqu’à l’Empereur de Rome. A cette époque en effet, la Palestine était sous domination romaine et le Procurateur (Gouverneur) Ponce Pilate ne pouvait cacher des événements aussi graves aux autorités dont il dépendait.

Les membres du Conseil supérieur cherchaient des arguments convaincants pour condamner le Christ. Mais, ils se seraient suffit du moindre motif pour le faire. Caïphe le grand-prêtre se leva et dit à Jésus : « Au Nom du Dieu vivant, je te demande de nous répondre sous serment : - Es-tu le Messie, le Fils de Dieu ? » Jésus répondit : « C’est toi qui le dit. Mais, je vous le déclare vous verrez le Fils de l’Homme siégeant à la droite du Dieu puissant ; vous le verrez aussi venir sur les nuages du ciel. » Alors le grand-prêtre déchira ses vêtements et dit : « Il a parlé contre Dieu ! Nous n’avons plus besoin de témoins ! Vous venez d’entendre ce qu’il a dit contre Dieu. Qu’en pensez-vous ? » Ils répondirent : « Il est coupable et doit être mis à mort. Ils lui crachèrent au visage et le frappèrent à coups de poings ; certains lui donnèrent des gifles… » (Evangile selon Matthieu. 26. 59 à 67)

Comme en plus, Juifs et Romains l’accusaient de vouloir s'attribuer la royauté, alors que régnait un roi des Juifs officiel en la personne d’Hérode Antipas (qui avait fait décapiter le Prophète Yahia, Jean-Baptiste), les Grands Prêtres jugèrent que la coupe était pleine et ordonnèrent son arrestation, séance tenant, avant de le livrer à Ponce Pilate. Celui-ci ne voulut pas prendre la responsabilité de le mettre à mort, mais devant l’insistance de la foule surexcitée, il leur confia le prisonnier, trouvant plus judicieux de laisser les Juifs régler leurs affaires entre eux. Comme il avait un doute sur les accusations portées contre Jésus, il prit de l’eau, se lava les mains en présence de la foule en disant : « Je suis innocent de ce sang. » (Matthieu 27. 24).

C’est dans une cohue indescriptible que « Jésus » allait être crucifié, selon les Evangiles. Après avoir souffert le martyr sur  la croix, il rendit l’âme, puis il fut mis au tombeau,  dans une grotte dont l’entrée avait été obstruée par une grosse pierre, afin d’éviter que des intrus entreprendre des dégradations. Cependant, surprise ! Deux jours plus tard, soncorps disparut. Au troisième jour,  il réapparut bien vivant et ses disciples purent parler avec lui, le toucher, et manger en sa compagnie. L’état de grâce dura quarante jours, au bout desquels il bénit  ses disciples et monta au ciel, où il s’assit à la droite de Dieu. Ces derniers partirent pour annoncer partout la Bonne Nouvelle. (Marc 16. 19). Après de tels événements, il est certain que ses partisans, et même ceux qui n'ont rien vu,  mais qui ont été acquis d’avance à sa cause, n’ont pas été embarrassés pour lui reconnaître des attributs extraordinaires, qui ne pouvaient être que divins. Il n’existe pas en effet, d’exemples dans l'histoire des Prophètes, d'une résurrection qu’elle soit banale ou miraculeuse. D’autant que cette résurrection avait l’avantage de repulper le moribond et de le rendre plus pimpant qu’avant son exécution, lorsqu’il affichait une mine sinistre, qui donnait la chair de poule.

Si quelqu’un pouvait subir une transformation aussi extraordinaire, il devait sûrement partager avec Dieu, Son règne,  Ses attributs et Ses pouvoirs. Seul un Fils divin pouvait  profiter aussi complètement des prérogatives du Père, d'autant, qu’il était unique. Une opportunité à ne pas laisser filer. Dans  les faits, il n’existe aucune preuve que la qualité  divine conférée au fils, l’ait été du temps de Jésus. Ce n’est que plusieurs décennies plus tard, que les premiers écrits, constitués sur la base d'une tradition orale autant  diversifiée, que contestée, firent leur apparition avec la mention « Fils de Dieu ». Cela fit les Chrétiens eux-mêmes ne savaient plus à quel saint se vouer. Certains courants, étaient convaincus de cette réalité d’autres, furent déclarés hérétiques pour avoir professé la nature humaine du Christ. Dans les Evangiles et les Actes, sont mentionnés les noms de quelques-uns des Elus qui ont précédé  Jésus, notamment, Esaïe, Elisée, Elie, Moïse, Samuel, David, Jacob, Isaac, Joseph, Aaron, etc.

Cependant, jamais aucun d’eux n’a pris le risque de prétendre  que Jésus était  le Fils de Dieu, ce qui aurait d’ailleurs été en contradiction avec l’Ancien Testament qui ne reconnaît pas cette qualité.  Une notion  inimaginable, hors de  raison.  Les Israélites   destinataires de l’Ancien Testament, sont formels : Jamais aucune allusion n’a été faite quant à l’éventuelle venue d’un Christ, qui serait le Fils Unique de Dieu. C’était trop gros pour passer, même si cela aurait pu faire remonter leur cote, puisque Jésus était un membre de cette communauté. Pourtant, aussi étrange, que cela puisse paraître et contre toute attente,  cette définition  de Jésus, Fils Unique de Dieu, allait apparaître dans les premiers Evangiles canoniques, qui ont été écrits, des décennies  et même plus d’un siècle, après la disparition du Christ et des sa mère.           

Conséquence directe : le Christ Jésus et sa mère la Vierge Marie, ignoraient jusqu’à l’existence de ces Evangiles sur lesquels allait s’édifier l’Eglise et qui ont été la pierre angulaire de l’Enseignement chrétien !  Une lacune gravissime ! Quelqu’un peut-il imaginer que Moïse ignore la Torah, qu’il a révélée ou que le Prophète Mohammed, soit dans l’ignorance totale du contenu coranique ? Mais ce n’est pas tout, car la religion n’est jamais simple ! Ainsi,  alors que l’Evangile authentique  de Jésus a été révélé en hébreu, avec des intrusions araméennes, langue commune des  Israélites de l’époque, les quatre Evangiles canoniques de l’Eglise chrétienne, selon Matthieu, Marc, Luc et Jean, apparus des décennies après la mort du Christ furent tous écrits en langue…grecque, qui était inconnue dans la région et surtout de ce dernier qui est supposé en être l’auteur. Un véritable pied de nez à la logique et à la raison ! Qui de Dieu (ou des esprits-malins) a pris la responsabilité d’envoyer aux Israélites,  quatre Evangiles rédigés en grec qui  était une langue barbare que peu de gens pouvaient comprendre ?

Même, si nombre d’entre eux étaient incrédules, cette façon de procéder, ne pouvaient que les inciter au désespoir ou au reniement, puisqu’ils étaient confrontés à de textes qui leur étaient hermétiquement clos, alors qu’ils  aspiraient de partir à la conquête du monde. La Torah de Moïse,  destinée elle aussi aux Juifs, a-t-elle donc été révélée en chinois, pour que l’Evangile le soit en grec et non en  hébreu ? Si le Coran Sacré réservé aux Arabes, avait été diffusé en japonais, aurait-il trouvé un terrain aussi fertile à sa propagation ? Le Message divin est destiné à s’intégrer au milieu pour lequel il a été conçu, à éclairer les zones d’ombre  et à faire éclater la vérité. Son rôle est de guider les hommes,  non de leur faire perdre la raison par son incompréhension et ses mystères, et de leur ôter tout espoir de délivrance.

A qui profite ce retournement de situation pour le moins inexplicable ? Evidemment et directement aux parties qui ont eu à reconstituer les textes divins, dans une autre langue que la langue d’origine, qui est bien adaptée aux circonstances et à l’histoire. Car profitant de leur implication, les intéressés ont orienté les textes  en fonction de leurs intérêts et de ceux de leurs clans, en leur donnant un contenu apologétique qui  frisait le chauvinisme.  Il fallait obtenir l’adhésion des fidèles et exciter leur enthousiasme, aussi pas question de promouvoir des écrits qui glorifiaient leurs concurrents en  faisant la partie belle à leurs ennemis. Cela n’avait pas de sens.  L’existence de quatre Evangiles qui divergent sur de nombreux points alors qu’ils sont censés reproduire le même message authentique  est le signe, d’une déviance que ses partisans essaient de camoufler, mais qui ne passe pas aussi facilement qu’ils l’auraient désiré.           

Avant la parution des Evangiles, l’esprit ne pouvait intégrer  cette incroyable  pensée, que le Seigneur de l’univers, l’Etre Absolu, qui transcende les Lois universelles,  la vie,  le temps, la matière, l’énergie, l’espace et les myriades d’autres facteurs de prédominance qui sont si nombreux qu’ils finissent par combler l’infini, puisse engendrer un Fils, qu’il soit spirituel ou charnel, pour le jeter  en pâture aux criminels afin de racheter les péchés d’une humanité dévoyée. Quel est cette divinité  qui  pour  expier les crimes  d’une société coupable, qui n’a à son palmarès, que ses reniements, ses abjurations et son incroyance,  offre  en holocauste, la vie de Son Fils ? En réalité, le genre humain, malgré l’idée flatteuse  qu’il  se donne de lui-même, est indigne  de monnayer en contrepartie de  sa soumission,  au Seigneur de l’univers,  l’offrande de quoi que ce soit, surtout de son Fils Unique. Il s’agit d’une offense grave et d’une atteinte à la Gloire du Seigneur de l’univers, dont personne ne devrait se rendre coupable, sans encourir de terribles conséquences.

L’humanité dans son ensemble et même les milliards d’humanités qui peuplent les immensités cosmiques, resteront toujours soumises à Allah, le Seigneur et le Créateur de l’univers, corps et âme, bon gré mal gré, en dépit de tout et sans pouvoir rien changer à leur sort, dans le bonheur comme dans l’adversité. Si le Christ avait été vraiment le Fils de Dieu,  l’insignifiante humanité terrienne aurait-elle été en mesure d’exiger son sacrifice, pour se faire blanchir et s’innocenter  de ses péchés ? Il y a comme un marché de dupes dans cette affaire qui, en réalité n’existe que dans les insondables replis des mauvaises consciences. Ses  initiateurs visent à retirer des bénéfices inespérés en échangeant les malédictions qui pesaient sur eux contre des  bénédictions, acquises à bon compte sur le dos du Fils de Dieu, offert en victime expiatoire !  D’une pierre, deux coups. Le retour sur investissements que d’autres attendent durant des années s’est effectué cette fois en quelques heures, le temps de passer de vie à trépas, mais aussi de revenir de trépas à la vie. Parce qu’il fallait boucler la boucle, afin de laisser une bonne impression de soi et de ses dons.

En réalité, les vrais dindons de la farce sont ceux qui sont tombés lourdement dans le traquenard en pensant avoir « roulé » le Seigneur de l’univers. Les partisans de ce stratagème ont voué le « Fils » au sacrifice, en présentant la note…..salée et sanglante au « Père » ! Ils pensaient être les grands bénéficiaires de l’opération ; sans rien expier, ils ont essuyé le sang de leurs mains sur le Christ.  Mais, contrairement à leurs prévisions,  le jour convenu, ne les verra que défaits ;  ils paieront le prix pour avoir élaboré un scénario macabre, au détriment du Seigneur de l’univers et du Christ Jésus. Une façon peu élégante de vouloir faire son beurre sur le dos de tout le monde.

L’humanité, conçue à partir d’une terre vile, aurait-elle donc plus d’importance pour Dieu, que la vie de son  Fils Unique qui s’est sacrifié pour elle ? Des aberrations que beaucoup de religieux ont su intégrer dans leurs paramètres spirituels, au point qu’ils leur paraissent maintenant comme des évidences, des nécessités et mêmes des dogmes. Car depuis, la colle a pris et bien pris. Mais, ce sont ses instigateurs qui ont étaient scotchés et non ceux qu’ils destinaient à être  leurs victimes. Dorénavant, l’attentisme et les atermoiements ne sont plus de mise.  Il s’agit d’opter vite et bien. Le choix est à faire entre l’acceptation de la divinisation de Jésus et des autres entités et structures qui gravitent autour du Dieu biblique, selon les Evangiles  et leur réfutation, préconisée par l’Ancien Testament et tous les Prophètes antérieurs, pour qui  cette philosophie de la déification à outrance, quel qu’en soit l’acteur, constitue un crime impardonnable.

La démarcation est nette et sans bavure et c’est la crédibilité des Evangiles et de l’Enseignement chrétien, qui est en jeu. Il existe une incompatibilité notoire  entre ces deux parties de la Bible,   qu’il est impossible d’ignorer. La neutralité non plus n’est pas de mise, quand le début d’un Texte  est  remis en cause par la fin. Cette situation a conduit les Juifs, le Peuple Elu d’alors,  qui a bénéficié d’une grande distinction,  à rejeter les Evangiles,  la religion chrétienne, la mission de la Vierge Marie et de son fils Jésus, sa divinité et sa filiation divine, la Trinité, le Saint-Esprit à la mode chrétienne et tout ce qui se rattache de près ou de loin à cet enseignement.

Si l’Islam considère comme fondés le Pentateuque, la Torah  et l’Evangile, (expurgés de leurs altérations et rétablis dans leur authenticité), tout en confirmant  la  véritable mission prophétique de Jésus,  il réfute par contre les récits qui ont été reconstitués par  les scribes et les prêtres pour adapter les textes aux intérêts de leurs  communautés.  L’exemple de la déification du Christ est frappant de l’altération des textes sacrés. Pour mettre en relief la vanité des arguments qui plaident en faveur de sa nature divine,  il suffit d’imaginer l’impact psychologique qu’aurait produit la venue sur terre,  d’un Fils Unique  de Dieu supposé exister.  Un événement aussi exceptionnel dans l’histoire  de la planète, aurait été fiévreusement préparé et attendu par une humanité entièrement dévouée et soumise, afin de rendre le plus illustre des hommages à un Etre aussi glorieux. Cette extraordinaire visite aurait été rapportée de générations en générations, depuis Adam jusqu’au dernier Prophète précédant et préparant la venue du  Fils Sublime. Les Messagers et les Elus antérieurs, auraient mis en exergue d’une façon   spectaculaire,  une venue aussi fantastique, qu’inouïe, en lui imprimant le plus merveilleux des cachets, le plus délirant des accueils et rien de ce qui se rattacherait à cette visite mémorable et inoubliable,  n'aurait été négligé,  délaissé ou passé sous silence.

Le Fils de Dieu aurait été accueilli dans l’humiliation et la soumission totale,  par une humanité  en proie à une intense émotion et un enthousiasme débordant. Qui, en effet, serait assez misérable pour refuser le bonheur, le Paradis, la vie éternelle et la Miséricorde divine rattachés à une rencontre aussi extraordinaire ? Qui de l'aveugle plongé dans sa nuit lugubre fuirait la lumière éblouissante et éclatante,  du malade pitoyable et lamentable, repousserait la guérison miraculeuse où de l'indigent miséreux et malheureux, rejetterait la béatitude, l’euphorie,  la richesse  et l’extase ? Si Jésus avait été véritablement le Fils de Dieu, et connaissant leur ferveur, il aurait certainement trouvé les Musulmans prosternés au premier rang de cette magnifique cérémonie, bien avant les Chrétiens, les Juifs et autres communautés.

Or, rien de cela n'existe réellement. Depuis  la venue d’Adam,  aucun Prophète  n’a jamais soutenu un point de vue aussi contraire à la vérité, une idée aussi fantasmagorique. Jésus ne saurait être le Fils de Dieu ; ca ce concept est aberrant, il dévalorise la notion de l’Unicité  et de la Toute-puissance divine, en dépit des arguments utilisés. Dieu ne peut être Unique tout en étant membre d’une Trinité qui a été étrennée, par  nombre de croyances  anciennes. Une telle intrusion humaine dans le domaine divin créerait une rupture abyssale avec la logique, avec la compréhension de soi et de l’univers. C’est une projection hors des limites du rationnel,  déchirante et mortelle pour  la raison. Dieu, Allah, le Seigneur de l’univers n’a besoin de se lier avec personne pour justifier Son Existence, son Unicité, Sa Gloire et Sa Toute-puissance. Il n’a pas besoin de comparses ou de compagnes, pour justifier sa Sublime qualité de Créateur de l’univers, Unique dans Son Règne et Sa Gloire.

Dieu peut se passer de l’univers alors que la création n’existerait pas sans Lui. Les entités à l’image du Fils de Dieu, de la Sainte Mère de Dieu, du Saint-Esprit et de la Trinité, ne sont que de simples faire-valoir qui ont été utilisés par l’Eglise chrétienne pour accroître son prestige en le faisant dériver d’une structure extraordinaire qui rabat le caquet au conformisme conventionnel. Mais à la longue,  les leurres ont fini par s’évanouir de la même façon que disparaissent les songes au réveil.  Même les Prophètes bibliques qui forment l'héritage spirituel des Chrétiens n'ont pu cautionner une déviation aussi néfaste à ses défenseurs, plongés dans une profonde et dangereuse torpeur.

Le Coran ne manque pas de relever ces contradictions : « Dis (Dieu s’adresse au Prophète Mohammed) : Si le Miséricordieux avait un Fils, je serais le premier à L’adorer. Gloire au Seigneur des cieux et de la terre. Le Seigneur du Trône. Comme Il est très éloigné de ce qu’ils (les Chrétiens), imaginent. » (Coran 43. 81-82) Comment raisonnent les gens qui croient que Jésus, tout en étant le Fils de Dieu, s'est traîné dans la poussière, a lavé les pieds de ses disciples, s'est fait malmener et mettre à mort par un ramassis de rebelles et de gens méprisables  et d’individus ignobles ? Quel est donc ce Dieu qui se rabaisse à un tel niveau, qui s’humilie, qui s’agenouille devant ce qu’il a créé ?

Personne ne peut admettre l’obscénité de ces figurations où le Fils de Dieu se prosterne devant les hommes et où ceux-ci trônent devant leur Seigneur. Tout cela est le résultat d’une lugubre représentation dans laquelle les rôles ont été sinistrement distribués, afin de tirer profit d’une situation confuse, mais combien fructueuse pour les institutions religieuses et les détenteurs de pouvoir, car elle a été conçue pour  consolider un édifice, qui tire sa force de la crédulité des gens, mais surtout de l’ignorance déconcertante pour ne pas dire de la complicité active de ses adeptes.

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