Cinquième preuve : celle de la révélation des livres

Dr `Abd Allah Ibn ‘Abd Al-‘Azîz Al-Moslih

Sixièmement : les miracles relatifs à la science dans le Coran et la Sunna

J’ai mentionné dans mon livre Hâdhâ Mohammad Rasûl Allâh wa hâdhihi barâhîn risâlatihi (Mohammad le Messager d’Allah et les preuves de sa mission prophétique) cent vérités scientifiques modernes relatives à l’univers, en indiquant leurs preuves dans le Coran et la Sunna, qu’elles soient irréfutables ou simplement probables. Et même si les chaînes de transmission de certains hadiths sont douteuses, l’ensemble des récits relatifs au même phénomène, après étude exhaustive, confirment le caractère indiscutable du miracle scientifique. De nombreux ouvrages ont été rédigés récemment sur cette question.

Et du fait que le défi relatif aux miracles scientifiques dans le Coran et la Sunna est l’élément essentiel pour prouver l’existence du Créateur à l’humanité – surtout à notre époque – nous en donnerons des exemples plus loin au cours de cet essai.

Cinquième preuve : celle de la révélation des livres

Allah, exalté soit-Il, a donné à tous les prophètes qu’Il a envoyés deux choses : un Livre et des miracles prouvant sa véracité. Ces livres renferment les lois, les règles de bienséance, les prescriptions, le savoir-vivre et la façon de se conformer à l’orientation divine qui garantit à l’homme la préservation de ses intérêts dans ce bas monde et dans l’au-delà. En effet, Allah, exalté soit-Il, en tant que Créateur, est le Seul à savoir ce qui convient à son état, alors que sa raison n’en a pas la capacité, car elle n’échappe pas à l’emprise des passions et des désirs. Nous devons donc admettre qu’Allah, exalté soit-Il, est Celui Qui connaît l’apparence et l’essence des choses, leurs secrets comme leurs subtilités. Or, cela n’a rien d’étonnant, car il est le Créateur Omniscient à Qui rien n’échappe dans les Cieux ou sur la Terre, pas même ce qui est de la taille d’un atome. C’est pourquoi Sa législation, Ses ordres et Ses orientations à l’humanité s’accordent avec les dispositions naturelles de l’homme sur le plan des besoins physiques, spirituels, psychologiques ou sociaux. Et si celui-ci n’est même pas capable de connaître en profondeur ses intérêts profanes – même s’il peut les connaître de manière globale – que dire alors de l’Inconnaissable et de l’Invisible ? Allah, exalté soit-Il, dit fait dire à Son Prophète :

« Et si je connaissais l’Inconnaissable, j’aurais eu des biens en abondance et aucun mal ne m’aurait touché »

(Coran 7/188).

En conséquence, il est incapable de se fier à sa seule raison. Les jurisconsultes de l’Islam ont dit : « La raison n’est pas législatrice ». Certes, elle peut parvenir à la certitude dans les sciences de la nature, comme la physique, la chimie ou la biologie. James Jeans affirme : « Avant l’apparition de la théorie quantique, le principe d’uniformité de la nature, selon lequel des causes identiques doivent produire des effets identiques, était admis en tant que vérité scientifique indiscutable. Mais dès l’instant où l’on accepta la théorie du rayonnement atomique, il devint nécessaire de rejeter ce principe ». Et d’ajouter : « Nous constatons donc que le rayonnement atomique remet en cause le principe d’uniformité de la nature et que les phénomènes naturels ne sont plus régis par la loi de causalité ». Cependant, pas de certitude dans la science de la société humaine, car l’intérêt de l’homme comporte des aspects bénéfiques et des aspects nuisibles. C’est pourquoi l'on a dit : « Dis à celui qui prétend avoir acquis des connaissances : Tu as appris une chose et tu en ignores beaucoup d’autres ».

Et qu’Allah fasse miséricorde à ‘Omar Ibn al-Khattâb qui imposa le paiement d’une allocation par le Trésor Public aux enfants après le sevrage. Les mères se mirent alors à sevrer leurs enfants prématurément, ce qui lui fit dire : « Malheur à ‘Omar, quel lourd péché il a commis sans le savoir ». Il revint donc sur sa décision et imposa cent dirhams en faveur du nouveau-né, puis deux cents à l'âge de dix ans, en l’augmentant encore à partir de la puberté. C’est pourquoi il faut s’appuyer sur la révélation d’Allah, exalté soit-Il, Qui dit :

« Mais la plupart des gens ne savent pas. Ils connaissent un aspect de la vie présente, tandis qu’ils sont inattentifs à l’au-delà »

(Coran 30/6-7).

En effet, Allah, exalté soit-Il, nous a tracé une ligne de conduite parfaite pour réaliser l’intérêt de l’être humain en ce bas monde et dans l’au-delà, par le biais des messages divins et des Livres qui sont venus fixer les règles qui préservent sa raison et son âme et organisent sa vie, au niveau de l’individu, de la famille, de la société, de la nation et des relations humaines, en temps de paix comme de guerre. Allah, exalté soit-Il, dit :

« C’est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas »

(Coran 2/216).

Or, avant toute chose, il faut que la législation soit fondée sur la croyance en les six piliers de la foi qui sont mentionnés dans de nombreux versets du Saint Coran : la foi en Allah, en Ses Anges, en Ses Livres, en le Jour Dernier, et en le Destin, heureux ou malheureux. C’est-à-dire, pour résumer, la foi en l’Invisible, pour que l’homme sente que pour chacun de ses actes, il y a Quelqu’un Qui le surveille et le juge, et qu’il soit ainsi incité à parfaire ses œuvres.

Puis il doit travailler à appliquer les cinq piliers pratiques de l’Islam, à savoir : la profession de foi, la prière, l’aumône légale, le jeûne de Ramadan et le pèlerinage à La Mecque pour ceux qui en ont les moyens. Le but de ces piliers étant d’habituer l’âme à la dépense et de la débarrasser de toute avarice, de façon à éradiquer la pauvreté dans la nation musulmane.

Ensuite, il faut croire que le Livre d’Allah et la Sunna de Son Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) sont infaillibles et qu’ils sont les deux sources fondamentales et pures du credo et de la législation. Après cela, il faut admettre l’intégrité des Compagnons du Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) parce qu’ils nous ont transmis la religion et la législation islamiques. Il convient également de mettre en pratique ce que les textes du Coran et de la Sunna exigent de nous, lorsque leur sens est indiscutable ou bien probable. De même, il faut éviter ce que l’on sait être illicite, lorsque, là encore, l’interdiction est indiscutable ou très probable, et adopter les autres valeurs morales et principes garantissant notre intérêt. Tout cela a été expliqué clairement dans tous les Livres d’Allah, mais le plus parfait est le Livre Préservé et infalsifiable, le Saint Coran, ainsi que la Sunna du Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) dans sa partie authentique.

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